Marine Le Pen porte un regard critique sur Trump et la politique française au Moyen-Orient
Lors de son intervention sur France Culture, Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée, a exprimé sa désillusion face à la politique étrangère de Donald Trump. Elle a souligné que les politiques doivent tenir leurs promesses, précisant que l’intervention américaine en Iran a contredit les engagements initiaux de l’ancien président américain.
« Lorsqu’un politique est élu, il se doit de respecter ses engagements », a-t-elle déclaré, ajoutant que la situation en Iran est devenue « plus complexe » avec la possibilité de restitution des avoirs iraniens. Le Pen a également remarqué que les capacités militaires de l'Iran semblent moins affaiblies que prévu, ce qui représente une source d'inquiétude.
Elle a averti que « le contrôle par l'Iran du détroit d'Ormuz est un risque majeur », le qualifiant de « bombe atomique sans l’être ». Le sujet du Liban a également été évoqué, avec une critique acerbe des actions israéliennes contre la capitale libanaise. Marine Le Pen a déclaré : « Cibler la capitale du Liban n’est pas un moyen d’affaiblir le Hezbollah. »
Elle a répondu à la question de l'inaction de la France, déclarant que le pays est « inaudible » sur la crise libanaise, surtout avec la Finul qui doit se retirer d'ici 2026. Pour elle, il est essentiel de travailler sur trois axes fondamentaux : le retrait israélien, le désarmement progressif du Hezbollah et le soutien aux forces armées libanaises.
Enfin, concernant la guerre en Ukraine, elle a clarifié la position du RN, affirmant qu’il n’y a eu aucune ambiguïté dans leurs déclarations. « Toute atteinte à la souveraineté d’un État doit être condamnée », a-t-elle précisé, réitérant l'importance de trouver des solutions pacifiques pour éviter un conflit mondial.
Ce discours, qui s'inscrit dans une tendance plus large d'interrogation sur l'efficacité des politiques internationales actuelles, attire l'attention sur le rôle que la France pourrait jouer dans la stabilité du Moyen-Orient.







