Le Royaume-Uni est actuellement en proie à une canicule exceptionnelle, comme l'indique le quotidien The Guardian ce 24 juin. Un ancien record de température datant de plusieurs décennies pourrait être battu dans les jours à venir. Alors que le sud-est de l'Angleterre s'apprête à voir le mercure gravir jusqu'à 39 degrés jeudi, les précédents records de 35,6 degrés – établis lors de la canicule de 1957 et réitérés en 1976 – sont sur le point d'être pulvérisés. Le record absolu en juillet 2022, à 40,3 degrés, n'est pas si loin.
Pour faire face à cette situation extraordinaire, le Met Office a lancé une “alerte rouge”, rare et synonyme de risque pour la santé même des plus résistants.
Le climat britannique, rarement confronté à de telles températures, est mis à l'épreuve, notamment en raison de l'humidité ambiante élevée. Comme l'a souligné The Guardian, les organismes et les infrastructures vacillent :
“Des mesures ont été prises pour réduire le nombre et la vitesse des trains, annuler des consultations médicales, restreindre la consommation d'eau dans certaines régions, et fermer plusieurs établissements scolaires.”
Une autre publication, le Progressive Times, évoque différents moyens d'atténuer l'impact de ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. Il est à noter que “la plupart des logements britanniques ne sont pas équipés de protections solaires adéquates”, ce qui complique encore la situation. Les autorités, en 2022, avaient mis en place de nouvelles réglementations, mais beaucoup de logements anciens manquent de solutions adaptées.
D'après un éditorial du Guardian, le manque de volonté politique face à ce phénomène climatique est préoccupant. “Un récent rapport du Comité sur le changement climatique souligne un retard dans l'adaptation nécessaire. Les experts recommandent en priorité d'équiper les hôpitaux, maisons de retraite et écoles de climatisation, tout en améliorant la gestion des ressources en eau et des systèmes alimentaires.” Leur conclusion : les nouvelles infrastructures doivent être conçues pour supporter un réchauffement de 3 à 4 degrés, dépassant l'objectif des 1,5 degré des accords de Paris.







