David Amiel, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a démenti sur RTL l’existence d’une "cagnotte cachée" liée à l’augmentation des prix du carburant, affirmant que les recettes fiscales avaient chuté de 80 millions d’euros par rapport à l’année précédente.
Dans une intervention ce lundi 6 juillet, Amiel a indiqué que durant les six premiers mois de 2026, l’État avait enregistré une baisse des recettes fiscales liées aux carburants. Ces informations ont été relayées par RTL.
La flambée des prix du carburant, qui ont atteint 2,40 euros le litre en raison du conflit au Moyen-Orient, a incité de nombreux français à réduire leur consommation d’essence. Cette tendance a eu un impact direct sur les recettes fiscales de l’État. Selon Amiel, " Heureusement que l’on n’a pas écouté les suggestions d’utiliser une potentielle cagnotte pour financer des aides", affirmant qu’en l’absence de cette cagnotte, il n'y aurait de toute façon pas eu d’aides à envisager.
Des aides nécessaires pour pallier la hausse des prix
Face à cette crise, le gouvernement a annoncé une série d’aides destinées aux ménages et aux entreprises, coûts totalisant 1,4 milliard d’euros pour l'État. Ce montant, a précisé le ministre, est "50 fois inférieur à ce qui avait été déployé" suite à l’explosion des coûts de l’énergie au début du conflit en Ukraine entre 2022 et 2023. David Amiel se réjouit de ce qui représente un "changement de doctrine" en termes de gestion budgétaire.







