Après plusieurs mois d'attente, le gouvernement français a présenté ce mercredi sa Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) lors d'une conférence au ministère de la Transition écologique. Ce plan vise une France neutre en carbone d'ici 2050, en excluant progressivement l'utilisation de combustibles fossiles.
Ce troisième volet de la stratégie, salué par le ministre de la Transition écologique, s’inscrit dans un contexte de canicule persistant, illustrant les dangers du réchauffement climatique. Le document mise sur une aliquote d'émissions de gaz à effet de serre réduite de 4 % par an entre 2024 et 2028, tout en rappelant que la tendance actuelle, à -1,5 % en 2025, est insuffisante pour atteindre cet objectif.
Les rapports récents de sources comme Sud Ouest indiquent que la stratégie incluant l'arrêt de la consommation de charbon d'ici 2030, celle du pétrole d'ici 2045, et du gaz en 2050. Des engagements, qui lors d’un sommet international à Santa Marta, en Colombie, ont été unanimement appréciés par la communauté internationale.
Cela dit, la mise en œuvre de cette stratégie soulève des interrogations concernant son financement. En juin, le gouvernement a annoncé un gel de 163 millions d'euros de fonds verts pourtant dédiés à aider les collectivités locales dans leur transition écologique. Cette décision fait craindre un ralentissement des efforts contre le changement climatique, au moment où les experts appellent à des actions urgentes.
« Nous devons être proactifs et réactifs face à cette crise climatique » a commenté un expert en climat au cours d'une récente interview. Au-delà des simples promesses, c'est la volonté politique qui se trouve en jeu.
En somme, la France aspire à devenir un modèle en matière de climat, mais la route vers la neutralité carbone sera semée d'embûches tant sur le plan technique qu'économique, ce qui nécessitera un investissement fort et une coopération accrue entre toutes les parties prenantes.







