Qui sont vos élus ?
Dans un contexte où les groupes minoritaires prennent de l'ampleur, Sud Ouest fait le portrait de ces nouveaux élus qui, bien qu'absence de mandat passé, s'engagent avec détermination.
Léa Crestois représente une nouvelle génération de politiciens à La Rochelle, ayant émergé lors des élections de mars dernier. Son groupe, La Rochelle Unie, a su tirer parti d'un collectif citoyen qui a su se rendre incontournable au sein des forces de gauche, remportant deux sièges au conseil municipal.
Dès sa première intervention, Léa Crestois a éclairé ses priorités : défendre la cause féministe, en soulignant que « la vie politique est encore largement dominée par des normes masculines ». Elle a appelé ses collègues à favoriser un cadre plus égalitaire et sécurisé. Trois mois après, elle renforce ce constat : « Ces biais se reflètent dans tous les aspects de nos vies. »
Son engagement en faveur du féminisme trouve ses racines dans son parcours personnel, inspiré par sa mère, une femme forte qui l’a élevée seule. Elle se souvient : « Ma mère m'a appris qu'il n’y a pas de limites et que j’ai le droit d’être celle que je souhaite devenir. »
Installée à Saint-Éloi et travaillant comme cheffe de projet à l'université, Léa est également impliquée dans des alliances européennes. Bien qu'évoluant depuis 2020 à La Rochelle, elle se sent profondément connectée à cette ville. « Ici, j'ai pu me redécouvrir, » confie-t-elle.
L’impact de 2024
Face à la montée du Rassemblement national, Léa Crestois, « féministe de gauche », s’engage actuellement dans la campagne législative, soutenant Jean-Marc Soubeste. Bien que celui-ci n’ait pas remporté les élections, la dynamique de la campagne a insufflé une nouvelle énergie à son collectif citoyen. « Nous voulons poursuivre notre engagement, » conclut-elle.
Dans l’opposition, elle défend également les intérêts des jeunes et promeut des initiatives renforçant le lien intergénérationnel, illustrant ainsi sa volonté d’impact durable.







