Des médecins et des soignants, engagés dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo, se retrouvent dans une situation alarmante : ils n'ont pas perçu leur salaire depuis le début de la crise, comme le rapporte l'AFP le 14 juillet. Face à cette injustice, ces professionnels de santé menacent de déclencher une grève qui pourrait compromettre les efforts de riposte sanitaire déjà fragiles.
« Sauver des vies ne mérite apparemment pas salaire », déplore le Dr Pascal Bahoya, qui souligne les défis rencontrés alors qu’ils continuent à soigner les malades d’Ebola : « Depuis le 15 mai, nous sommes en première ligne, mais travaillons dans des conditions très difficiles sans rémunération. » Son collègue, le Dr Jérémie Bataga, ajoute que, malgré le découragement, « nous agissons par conscience professionnelle ».
Les deux médecins ont émis un ultimatum de 48 heures pour que leurs salaires soient régularisés, avertissant qu'en cas d'inaction, une « grève sèche » serait inévitable. Une telle décision pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la lutte contre le virus, déjà difficile à maîtriser.
En visite dans la province de l’Ituri le 9 juillet, Samuel Roger Kamba, le ministre de la Santé, a reconnu « des retards de paiement » et a promis de résoudre les « problèmes d’organisation » qui en sont à l'origine. La situation actuelle soulève des questions essentielles sur le soutien accordé aux héros de la santé, qui luttent pour sauver des vies dans un contexte de crise.
Alors que l’épidémie se propage, il est crucial de prêter attention à ces voix qui réclament non seulement des rémunérations justes, mais aussi un respect accru pour leur engagement et leur sacrifice au service des plus vulnérables. Les témoignages de ces professionnels, relayés par des médias tels que Humanité, mettent en lumière le besoin urgent d’une action de la part des instances gouvernementales et des organisations internationales.







