Mardi, alors que le bruit des pales tourbillonnantes résonne dans les airs, l'hélicoptère bleu survole la tribune présidentielle, symbolisant le nouveau fleuron technologique de la gendarmerie, équipé des dernières innovations. Un moment de fierté pour le lieutenant-colonel Jérôme Clauzade, qui, depuis la base de Villacoublay (Yvelines), a dirigé cette opération pour le défilé du 14-Juillet.
Le nouvel aéronef, le H145 D3, en service depuis cinq mois, est salué par le lieutenant-colonel Clauzade comme un « honneur » pour les unités de gendarmerie. Fort de performances améliorées grâce à des équipements de pointe comme des capteurs optroniques et une protection balistique renforcée, cet hélicoptère marque un tournant significatif dans les opérations de surveillance aérienne.
Le général Éric Espinal, commandant des forces aériennes de la gendarmerie nationale, affirme : « Cet hélicoptère représente le meilleur de la technologie actuelle. Ses performances dépassent largement celles des anciens modèles, certains datant de près de 40 ans. » Ce changement s'inscrit dans une volonté de renouveler la flotte aérienne pour mieux répondre aux défis contemporains.
Équipé pour des missions nocturnes, le H145 D3 permet aux forces aériennes de réaliser des opérations complexes tout en veillant à la discrétion. Cette capacité est cruciale, en particulier pour les enquêtes judiciaires, où la confidentialité est essentielle.
À midi, les hélicoptères effectuent une passe au-dessus du quartier de la Défense, saluant la présidence en formation de diamant, et illustrant l'engagement de la gendarmerie dans la sécurité nationale. Le H145 D3, identifiable par son dôme avant abritant une station météo, est le fer de lance d'une flotte qui pourrait comporter jusqu'à 22 nouveaux appareils dans les années à venir.
« Grâce à sa puissance et à ses capacités d'emport accrues, cet hélicoptère nous offre de nouvelles opportunités pour agir efficacement sur le terrain », révèle le lieutenant-colonel Clauzade. Le H145 D3 est particulièrement précieux pour les missions de renseignement dans la lutte contre l'immigration clandestine, souvent liée aux réseaux de passeurs.
Le général Espinal insiste sur l'importance de ces efforts : « Notre mission inclut non seulement l'interception des migrants, mais aussi la traque des passeurs qui exploitent ces vulnérabilités. »
Ainsi, ce nouvel hélicoptère contribue non seulement à la surveillance des côtes mais aussi à la neutralisation des réseaux criminels. Financé en partie par le Royaume-Uni via le fonds Sandhurst, cet appareil s'inscrit dans un partenariat visant à pallier les traversées illicites de la Manche, un enjeu majeur depuis plusieurs années.
Le premier H145 D3 a été livré en janvier, avec un deuxième déjà opérationnel à Amiens, et d'autres prévus d'ici 2028. Les récents accords franco-britanniques visent également à renforcer cette coopération, avec une augmentation substantielle des contributions britanniques.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2025, au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer, attisant la nécessité d'une action plus robuste. De plus, 41.472 personnes ont traversé la Manche clandestinement cette même année, marquant un nouveau record.







