À la veille de la commission mixte paritaire sur la loi d’urgence agricole, le Réseau des Amap Centre-Val de Loire interpelle les députés locaux.
Le Réseau des Amap Centre-Val de Loire, qui regroupe plus de 100 Amap et 300 exploitants, s'oppose à la loi d’urgence agricole examinée le 16 juillet 2026.
S'ils soutiennent l'ambition de sécuriser les revenus des agriculteurs et d'encourager la consommation de produits de qualité, les Amap critiquent les mesures qui favorisent selon eux des assouplissements environnementaux et des simplifications normatives, en particulier sur la gestion de l'eau. Cela pourrait, à leurs yeux, compromettre davantage les ressources naturelles essentielles à l'agriculture.
Vers une agriculture réellement durable
Dans une lettre ouverte adressée aux députés, le réseau alerte sur des points préoccupants tels que la réintroduction de pesticides interdits, l’accaparement de l'eau, et le risque d'étouffer le débat citoyen. "Ces éléments montrent un manque de volonté à traiter les fondements des problèmes agricoles chroniques", souligne un représentant des Amap.
Les Amap demandent le retrait de plusieurs dispositions de la loi, la préservation du rôle scientifique de l’ANSES dans les autorisations de pesticides, et un véritable partage de la ressource en eau. "Nous défendons également l'instauration de prix planchers et un soutien accru à la conversion agroécologique," ajoute-t-il.
Pour conclure, le réseau exhorte les autorités à s’inspirer des succès des Amap pour élaborer des politiques agricoles qui soient à la fois réactives et tournées vers l'avenir.
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