Gérald Darmanin dévoile un plan audacieux pour neutraliser les téléphones en prison

Un plan ambitieux pour éradiquer les téléphones portables derrière les barreaux.
Gérald Darmanin dévoile un plan audacieux pour neutraliser les téléphones en prison

En visite à la prison de la Santé, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé des mesures radicales pour interdire l'accès aux téléphones portables aux détenus.

Ce programme, qualifié de "zéro portable en prison", s'inscrit dans une démarche globale de renforcement de la sécurité des établissements pénitentiaires. Après l'instauration de prisons de haute sécurité ciblant le narcotrafic, ce nouveau plan vise à empêcher les criminels de communiquer avec leurs complices à l'extérieur, notamment à travers l'usage de téléphones portables. Le ministre a exposé les différentes mesures prévues dans ce cadre.

La première action comprend l'installation de portiques à ondes millimétriques, bénéficiant d'un budget de 1,7 million d'euros, destinés à détecter l'entrée d'objets illicites. Parallèlement, des tunnels à rayons X seront instaurés pour un coût de 780 000 euros et des caillebotis renforcés aux fenêtres seront mis en place pour contrer les projections extérieures.

De plus, un dispositif anti-drone sera déployé pour contrecarrer les livraisons clandestines de colis par des complices à l'extérieur, avec un investissement de 1,05 million d'euros. Ces efforts sont complétés par l'introduction de nouveaux brouilleurs téléphoniques, que l'on évalue à 6,4 millions d'euros, permettant de saisir près de 80 000 téléphones portables et accessoires en 2024 selon les chiffres annoncés par le ministre.

1 000 gardiens supplémentaires pour renforcer la sécurité

En outre, Gérald Darmanin a mis en avant l'importance de sécuriser les espaces de promenade des détenus pour éviter les projections depuis l'extérieur. Le recrutement de 1 000 agents pénitentiaires supplémentaires a également été annoncé pour améliorer la surveillance au sein des prisons françaises.

Enfin, un projet ambitieux de 29 millions d'euros vise à renforcer la sécurité dans six établissements stratégiques, dont la prison de la Santé à Paris, ainsi que celles de Dijon, Toulouse, Rennes, Toulon et Arras. Des experts estiment que ces mesures pourraient significativement réduire le trafic de drogue et améliorer la sécurité au sein des établissements pénitentiaires.

Ces initiatives s'inscrivent dans une volonté claire de la part du gouvernement de maîtriser les flux de communication et de renforcer l'ordre à l'intérieur des prisons, défiance souvent mise en avant par des acteurs du secteur, notamment des syndicats pénitentiaires.

Pour plus d'informations sur ces nouvelles mesures, consultez les publications de Le Monde et France Info, qui abordent également le contexte judiciaire actuel en France.

Lire aussi

Un ancien maire prend les rênes du cabinet à La Rochelle
Sébastien Dugleux, ancien maire, est désormais directeur de cabinet d'Olivier Falorni à La Rochelle. Découvrez son parcours et ses ambitions.
20 mai
La mutation de l'électorat RN : vers une France glissante en 2027 ?
Analyse des changements dans l'électorat du Rassemblement National qui pourrait bouleverser l'élection de 2027.
20 mai
Un candidat nigérian de 15 ans se faisait passer pour un homme de 30 ans
Un adolescent nigérian de 15 ans a tenté de se présenter aux élections en se faisant passer pour un homme de 30 ans, dévoilé par des documents officiels. Découvrez l'histoire étonnante de sa candidature.
20 mai
Edouard Philippe sous enquête : un défi lors de sa campagne présidentielle
Edouard Philippe, candidat à la présidentielle 2027, est sous enquête pour détournement de fonds publics et favoritisme. Quelles conséquences pour sa campagne ?
20 mai
La députée LFI accuse le Canon français de semer la terreur : une polémique enflamme l'Assemblée
Une députée LFI accuse le Canon français de semer la terreur en France, provoquant une polémique politique intense à l'Assemblée. Les réactions affluent sur cette déclaration controversée.
20 mai
Une page se tourne au Cese : une présidente à la tête de la République ?
Le Conseil économique, social et environnemental élit pour la première fois une femme à sa présidence. Découvrez les enjeux et les propositions des candidates Claire Thoury et Dominique Carlac'h.
20 mai