À l'approche de la reprise des discussions parlementaires sur le budget 2026, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a affirmé que « tout est sur la table » et que « rien n'est tabou ». Les enjeux sont profondément ancrés dans les besoins des territoires ultramarins, qui attendent avec impatience un budget adapté à leurs urgences.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, propose la réintroduction d'une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une mesure retirée par le Sénat lors des débats précédents. Cette proposition pourrait servir de base pour un compromis avec le Parti Socialiste, selon Moutchou. Elle a été interviewée par Alix Bouilhaguet lors de l'émission "La Matinale" sur Franceinfo.
« Nous avons besoin d'un budget pour avancer », a déclaré Moutchou, précisant que la situation des Outre-mer, notamment à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, est critique. Des projets cruciaux pour le développement local sont en attente de financement, et le climat d'incertitude sur le budget complique les plans à long terme.
Tout en s'occupant de ce domaine crucial, Moutchou a insisté sur l'importance du dialogue entre les différentes forces politiques. « Le dialogue reste fondamental. Nous verrons jusqu'où il nous mène », a-t-elle ajouté en faisant allusion aux solutions possibles, y compris l'utilisation du 49.3 pour faire passer le budget si nécessaire. Elle a rappelé : « Le calendrier est serré, et il est essentiel de doter la France d'un budget au plus vite. »
Alors que les tensions politiques augmentent, cette situation interpelle de nombreux experts. Selon un analyste du think tank « Terra Nova », « la décision du gouvernement de reconsidérer certaines mesures fiscales pourrait effectivement faciliter l'adhésion d'autres partis, même s'il reste des désaccords fondamentaux à surmonter ». Toutefois, des voix critiques soulignent le risque d'une politique budgétaire trop axée sur la coercition plutôt que sur la concertation.
Les jours qui viennent s'annoncent donc cruciaux pour le budget 2026. La France se retrouve à un carrefour, et l'approche adoptée par le gouvernement pourrait avoir des répercussions significatives non seulement pour les Outre-mer, mais pour l'ensemble des citoyens français.







