Mercredi 7 janvier 2026, Olivier Cuzon, syndicaliste basé à Brest, a exprimé son désaccord avec la récente proposition de François Cuillandre, maire sortant et candidat aux municipales de Brest, visant à établir une police municipale. Cette idée, défendue par Cuillandre après des années de résistance, soulève des inquiétudes parmi certains acteurs locaux.
Cuzon a clairement affirmé : "La prévention et la médiation sont les prérogatives des municipalités, mais toute forme de répression revient à l'État." Il a ajouté que la ville souffre d'un nombre insuffisant de policiers nationaux, une réalité qui ne devrait pas être ignorée. C'est face à cette carence que les candidats doivent se positionner, soutient-il.
Il a également souligné que la création d'une force de police locale pourrait avoir des conséquences financières importantes. Cuzon a insisté sur le fait que "tout l'argent qui irait dans une police municipale n'ira pas dans le social, la culture ou la prévention de la délinquance." Alors que la ville fait face à de multiples défis sociaux, d'autres services publics pourraient en pâtir.
Ce débat s'inscrit dans un contexte plus large, où des villes telles que Lyon et Marseille ont récemment tranché en faveur de la création de polices municipales, soulignant ainsi un changement de paradigme en matière de sécurité urbaine. Cependant, Cuzon avertit que peu de collectivités choisissent d'assumer les responsabilités qui incombent traditionnellement à l'État, même en cas d'urgence.
En somme, la question de la police municipale à Brest interpelle et divise, tandis que des voix comme celles de Cuzon rappellent la nécessité d'un renforcement des effectifs policiers nationaux plutôt qu'une délocalisation de la répression.







