À quelques mois des élections municipales de 2026, Rennes s'anime autour de son paysage politique, et cette année, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) fait une entrée remarquée avec des candidats passionnés. Victor Darcissac, 20 ans, et Juliette Dauver, 23 ans, sont déterminés à porter les revendications des travailleurs et des classes populaires.
Originaire de Touraine, Darcissac, étudiant en géographie à l'Université Rennes 2, évoque son engagement qui a débuté lors des manifestations contre la réforme des retraites. De son côté, Dauver, animatrice dans un centre social au Blosne, exprime depuis des années son intérêt pour les droits des sans-papiers, réalisant que la lutte pour la justice sociale dépasse le simple cadre local.
« La société marche sur la tête », affirme Darcissac, soulignant la nécessité d'un bouleversement radical des structures existantes. Ensemble, ils s'identifient comme des communistes révolutionnaires, convaincus que les luttes sociales, les grèves et les mobilisations doivent redevenir centrales dans le débat politique.
« Les élections municipales ne changeront pas le système, mais elles offrent une plateforme pour nos idées », affirment-ils. Leur ambition est claire : secouer le cadre habituel de la politique locale, souvent dominé par des partis de droite ou de « gauche institutionnelle », tel que le PS ou La France Insoumise.
Leur liste commence à prendre forme, et ils prévoient de mettre en avant divers sujets qui leur tiennent à cœur, tels que l'accueil des personnes exilées, l'allocation des budgets aux services publics, et les enjeux de logement. « Être jeune n'empêche pas d’avoir les idées claires », conclut Dauver.
Le NPA a déjà prévu un meeting de campagne ce lundi 2 mars à la maison de quartier de Villejean à 19h. Cet événement est une occasion pour la communauté de se rassembler autour d'une vision différente pour Rennes, une vision qui met en avant l'égalité, la solidarité, et la lutte contre les inégalités. Comme le souligne le sociologue et politologue Pierre Bourdieu, « la lutte pour la reconnaissance est toujours en cours ». Le NPA espère capitaliser sur cette dynamique et mobiliser une base soutenue.







