Inaccessible depuis plus de deux mois, la police municipale d'Ondres suscite l'inquiétude des habitants. Le conseil municipal a confirmé que sur les quatre agents, deux brigadiers ont été mutés, un autre a pris sa retraite, tandis que la cheffe de service est en arrêt maladie. La mairie assure être en phase de recrutement pour rétablir le service.
Un message sur le site de la ville préconise d'appeler le 17 en cas d'urgence, mentionnant que la police municipale n'est pas en service. Marianne, une mère d'élève, remarque l'absence de régulation à la sortie de l'école : "C'est vrai, cela fait plusieurs semaines que l'on ne voit plus personne ici". Certains parents, préoccupés par la sécurité, constatent que le manque d'encadrement à cet endroit crucial pourrait engendrer des situations délicates.
Quatre absences
Eva Belin, la maire d'Ondres, confirme que les effectifs sont actuellement nuls : "L'un des agents a pris sa retraite, deux autres ont obtenu des mutations, tandis que la cheffe de service est en arrêt pour des raisons personnelles". Les raisons de cette désorganisation appellent des interrogations, notamment concernant le processus de recrutement. La maire évoque un premier recrutement déjà en cours : "Nous avons recruté une ancienne gendarme, mais elle doit encore être assermentée avant de commencer".
Un second recrutement est en préparation, avec 12 candidatures reçues pour le poste de gardien brigadier ou brigadier-chef principal. Une annonce pour un agent de police municipale saisonnier a également été publiée récemment.
Thème de campagne
Muriel O'Byrne Castro, candidate pour les prochaines élections municipales, souligne l'importance de rétablir ce service de proximité, surtout avec l'été qui approche. "Avoir des patrouilles visibles et actives est essentiel pour la prévention des infractions" explique-t-elle. Patrick de Casanove, ancien maire et candidat, insiste aussi sur l'importance d'une police municipale efficace pour assurer la sécurité publique : "Il ne s'agit pas seulement de réguler la circulation autour des écoles, mais également de s'ajuster aux besoins croissants de sécurité".
" Les Ondrais se sentent abandonnés ! "
A la lumière de ces préoccupations, Eva Belin témoigne des défis rencontrés, notamment la perception d'une campagne politique, alors que d'autres questions de sécurité ne sont pas considérées comme prioritaires dans la commune. Les attentes des habitants sont claires et nécessitent une attention rapide pour muscles leur confiance en l'administration locale.







