Lors d'une conférence de presse à l'Élysée avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 13 mars, Emmanuel Macron a déclaré que la Russie "se trompe" en pensant que l'escalade des tensions en Iran pourrait lui apporter un répit. Il a rappelé que le G7 avait décidé de ne "pas revoir" sa politique de sanctions à l'égard de Moscou, suite à l'invasion de l'Ukraine en février 2022 et alors que les prix du pétrole continuent de grimper.
"La flambée des prix du pétrole ne devrait pas nous inciter à modifier notre stratégie de sanctions contre la Russie," a affirmé le chef de l'État. "Cette position est celle du G7, et elle est évidemment partagée par la France et l'Europe," a-t-il ajouté.
Il a également souligné que "rien ne nous détournera de l'Ukraine", reiterant la détermination de la France à fournir tout le matériel nécessaire à Kiev pour qu'elle puisse continuer sa résistance.
Les décisions des États-Unis et les inquiétudes de l'UE
En parallèle, le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a annoncé que les États-Unis assouplissaient temporairement certaines sanctions pour permettre la vente de pétrole russe jusqu'au 11 avril. Cette décision, qualifiée de "mesure à court terme", répond à l'augmentation des prix du brut, exacerbée par le conflit en Iran.
Cette levée a suscité des réactions inquiétantes au sein de l'Union européenne. Antonio Costa, président du Conseil européen, a déclaré que cela "aurait des répercussions sur la sécurité européenne", insistant sur la nécessité de maintenir une pression économique sur la Russie pour établir des négociations sérieuses avec l'Ukraine.
Le chancelier allemand a exprimé qu'un assouplissement des sanctions constitue une erreur et contribue à renforcer les capacités militaires de la Russie. "L'affaiblissement des sanctions accroît les ressources russes pour mener la guerre d'agression contre l'Ukraine," a-t-il déploré.
En somme, alors que les tensions internationales s'exacerbent, la position française reste ferme, et la communauté internationale s'inquiète de l'impact des décisions unilatérales sur la situation déjà fragile en Ukraine.







