Lors d'un meeting au Palais des Sports, Sarah Knafo a captivé son auditoire tout en faisant face à deux interruptions de la part d'opposants. La candidate de Reconquête a affirmé mener une campagne «respectueuse», se démarquant de ce qu'elle a qualifié d'adversaires «aggressifs». Diffusée en direct sur YouTube, cette mise en scène riche en animations et musique a rassemblé près de 3000 partisans.
Knafo a affirmé : «Le choix qui vous attend ce dimanche est entre ceux qui vous racontent des histoires et celle qui vous rend des comptes», tout en se positionnant comme l'avocate d'un «Paris éternel» et d'un «Paris de demain». Elle a su évoquer des figures emblématiques comme Édith Piaf ou Victor Hugo pour renforcer son discours.
Avec un score de 13,5% dans un sondage Elabe, son plus haut depuis le début de sa campagne, Knafo a exprimé sa gratitude envers ses concurrents qui, selon elle, auront contribué à la faire connaître, même de façon «maladroite». Elle a durement critiqué Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons/Renaissance, soulignant son expérience de 18 ans au Conseil de Paris alors qu'elle n'était qu'une adolescente.
Au-delà de Bournazel, elle a asséné des critiques allant même à qualifier le projet de Sophia Chikirou, candidate Insoumise, de «vide intersidéral». Sur la question de la sécurité, elle n’a pas hésité à fustiger le programme d'Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI, le qualifiant de dangereux avec son idée de «policiers désarmés». Knafo a également fait allusion à Rachida Dati, candidate de droite, alors qu’elle continue de lui tendre la main pour une éventuelle alliance.
Terminant son discours, elle a réitéré son appel à une «union des droites», précisant que le mouvement devait «commencer à Paris». S'adressant à ceux qui ont par le passé soutenu des partis tels que le RPR ou le RN, elle les a incités à «faire gagner Paris» tout en préservant leurs opinions. Le meeting, riche en émotions, a été brièvement perturbé par un collectif pro-israélien et des militants antifascistes, témoignant de la tension politique actuelle.







