Au sein d'une liste sans étiquette, Benoît Joubert aspire à doter Beychac-et-Caillau d'un nouveau centre de vie, où se mêleront marché couvert, logements adaptés, et commerces divers.
Beychac-et-Caillau, traversée par la RN 89, souffre d'un manque de dynamisme au niveau de son cœur de village. La liste Sans étiquette, menée par Benoît Joubert, propose de remédier à cette situation en projetant la création d'une nouvelle place centrale. Ce lieu serait destiné à accueillir un marché couvert ainsi que des logements adaptés pour les personnes âgées, sans oublier des commerces, un bureau de poste, et même un guichet France Services. Ayant déjà constaté les avancées réalisées lors des mandats précédents, notamment en faveur de l'enfance et de la culture, Benoît Joubert, consultant informatique de 47 ans, souligne l'importance d'une nouvelle vision : "Nous avons besoin d'une ambition, une énergie nouvelle, tout en préservant notre héritage."
Un projet participatif
"Nous n’avons pas de centre-ville, pas de marché, pas de boulangerie, ni même de comité des fêtes," constate le colistier Cyril Lange, qui insiste sur la nécessité de renforcer les liens entre les générations. Selon Laurent Frapier, entrepreneur et membre de la liste, des communes comme Montussan ou Sallebœuf ont réussi à maintenir leur vitalité en développant leur centre villageois il y a trente ans. "Nous avons perdu des services essentiels et accueilli un millier de nouveaux habitants sans prototype de vie communal", déplore-t-il.
Le programme proposé par le groupe "Construisons l'avenir", qui regroupe des personnes de diverses sensibilités, va au-delà de cet acte symbolique. Ce projet ambitieux se veut participatif et impliquerait les habitants, les associations et des acteurs privés. Benoît Joubert précise : "Nous ne pouvons pas augmenter la pression fiscale sur la commune, d'où l'importance de l'appui privé." Avec déjà un terrain identifié, le projet nécessitera une modification du Plan local d’urbanisme (PLU) avant de lancer des consultations dans un futur proche. Le scrutin de mars prochain déterminera l'avenir de cette initiative.







