Le prix du gazole a franchi la barre des 2 euros le litre, atteignant un seuil inégalé depuis 2022. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a déclaré le 11 mars sur franceinfo que "tout est sur la table" pour tenter de stabiliser les tarifs des carburants.
En réaction aux augmentations "abusives" observées, le ministre de la Transition énergétique, Sébastien Lecornu, a lancé un "plan exceptionnel de 500 contrôles" des stations-service, certaines d'entre elles s'exposant à des sanctions. Cette hausse suit les tensions croissantes au Moyen-Orient, qui ont fait grimper le prix du gazole, selon des données de l'AFP sur environ 9 400 stations-service.
Philippe Tabarot a souligné que "la rapidité des hausses des prix de carburant contraste avec la lenteur des baisses". Il a estimé que "5 à 10 % des distributeurs posent problème" et a évoqué la possibilité que certains raffineurs contribuent également à cette situation complexe.
Le ministre a aussi signalé que le sujet dépasse largement l'hexagone : "C'est tout le secteur du transport qui est touché", incluant transporteurs, armateurs et compagnies aériennes. Il prévoit de rencontrer "en début de semaine prochaine" les transporteurs pour discuter des impacts de la guerre en cours.
En évoquant les pistes à envisager, Philippe Tabarot a mentionné la nécessité de "réexaminer" des mesures telles que la "libéralisation des stocks" stratégiques à l'échelle internationale et la possible réduction de la TVA. "Est-ce que notre pays peut se le permettre aujourd'hui ? Ce sont des questions qui sont sur la table", a-t-il conclu. Selon des experts du secteur, une évaluation approfondie des marges des raffineurs et des distributeurs est essentielle pour comprendre et combattre cette situation.







