Le port de Capbreton, unique ville côtière des Landes, s'apprête à vivre une élection municipale marquée par des rivalités palpables. Le maire sortant, Louis Galdos, affrontent deux concurrents acharnés, dans un contexte électrique après une élection de 2020 remportée de justesse. L'issue de cette élection, prévue pour le 15 mars, pourrait bien être décisive pour le futur de cette commune réputée pour son ambiance maritime.
Rappelons qu'en 2020, l'élection avait été très serrée. Patrick Laclénière, ancien maire, avait remporté la victoire de justesse en battant Serge Mackowiak d'une vingtaine de voix. L'ancien magistrat avait contesté les résultats sans succès. Louis Galdos avait alors pris les rênes de la municipalité en novembre 2024, soutenu par son prédécesseur. Mais cette fois-ci, la situation semble plus périlleuse. Jean-Luc Aschard, un ancien adjoint, a récemment démissionné et se positionne désormais comme un acteur clé dans cette élection, ce qui complique la tâche pour Galdos.
« Mackowiak ? Que des procédures »
Dans un souci de clarté, le maire sortant reste ferme face à ses adversaires. Il insiste sur son expérience : « Je suis là pour le bien de Capbreton depuis trente ans. J’ai mené des projets concrets. Que peut-on dire de l’action de Monsieur Mackowiak durant ses six années au pouvoir ? » Ces mots trouvent écho auprès de nombreux habitants, qui attendent des projets tangibles.
Jean-Luc Aschard, quant à lui, tente de se distancier de Galdos tout en développant son propre programme. « Il est trop directeur et intrusif » lâche-t-il, dénonçant le manque de transparence et l'absence de vision d’avenir de son prédécesseur. Il prône une nouvelle approche, où l'attractivité du centre-ville, la création d'emplois et la rénovation des infrastructures seraient prioritaires.
Des positions floues et des reproches
Serge Mackowiak, ancien rival et opposant historique, observe ce duel avec une certaine ironie. Critiquant Aschard pour son timing de démission, il affirme que « la gestion actuelle du port est catastrophique » et oppose des idées audacieuses, comme la création d'une école européenne de sauvetage en mer, illustrant sa volonté de renouveau.
Pour conclure, à Capbreton, les électeurs sont confrontés à un choix difficile. Entre Galdos, Aschard et Mackowiak, il est difficile de prédire qui s'imposera, tant les tensions sont palpables. Dimanche prochain, le port pourrait bien être le théâtre de confrontations, où le dernier debout pourrait redéfinir le paysage politique de cette commune.







