Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen, a récemment mis en demeure deux eurodéputées de La France insoumise pour des comportements jugés inacceptables lors de sessions officielles. La première concernée est Leïla Chaibi, qui s'est vue infliger une sanction sévère pour avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo la montrant en train de faire des gestes jugés indécents durant une célébration marquant le dixième anniversaire d'une collaboration entre l'Espagne et le Portugal.
Cette mesure a conduit à une suspension de son indemnité parlementaire pour deux jours et lui interdit d'assister aux deux prochaines sessions plénières où des chefs d'État seront présents. Rima Hassan, quant à elle, a reçu une sanction moins sévère : elle a été blâmée pour avoir filmé un collègue sans son consentement et pour avoir diffusé une vidéo contenant ses propres commentaires sur ses réseaux sociaux. Selon Metsola, les décisions ont été notifiées formellement, et aucun recours n'a été engagé, rendant ainsi les sanctions définitives.
« Bordélisation de la vie politique »
Sur le réseau social X, l’eurodéputée du Rassemblement National, Virginie Joron, a exprimé sa satisfaction concernant ces pénalités, affirmant : « Le saviez-vous ? Deux députées européennes de la LFI : Rima Hassan et Leïla Chaibi ont été condamnées ce jour par la présidente du Parlement européen pour comportement inapproprié. C’est-à-dire, sanctionnées pour bordélisation de la vie politique. »
De son côté, Rima Hassan a minimisé la portée de ces réprimandes, répondant à Joron : « Condamnée, ça va détendez-vous, c’est un blâme. Le plus drôle c’est le motif du blâme. » Elle a rappelé que la vidéo incriminée était minime comparée à des affaires de détournement de fonds publics qui, selon elle, ternissent bien plus l'image du Parlement européen.
L’élu insoumise évoquait une vidéo dans laquelle Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était filmé dans un contexte humoristique. Le député avait suscité des rires en disant : « Où trouve-t-il toute cette énergie ? » lors d’une apparition dans l'émission « Quelle époque ! » sur France 2, où il avait récemment répondu à des questions de personnalités politiques.
Cette situation rappelle que les normes de comportement au sein du Parlement européen sont de plus en plus surveillées, comme le souligne la politologue Sophie Vauconsant de l'Université Paris-Sorbonne, qui affirme que ce type d'incident pourrait avoir des répercussions sur l'image des partis d'opposition.







