Au lendemain d'un sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris, Emmanuel Macron visite la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) ce jeudi 12 mars. Ce déplacement, hautement symbolique pour le président, vise à présider un Conseil de politique nucléaire et à faire un état des lieux des chantiers de la filière.
Il s'agit de la première venue du chef de l'État sur un chantier de nouveaux réacteurs, la relance ayant été décidée par ses soins. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique menée par le gouvernement depuis plusieurs années.
Sur site, le président animera le cinquième Conseil de politique nucléaire (CPN) depuis 2022, rassemblant des acteurs clés pour examiner des dossiers critiques concernant l'avenir du nucléaire en France : le progrès des premiers réacteurs EPR2, les projets liés au retraitement de combustible, la stratégie de cycle de fermeture et le développement des petits réacteurs modulaires (SMR).
Le site de Penly, où deux réacteurs sont déjà en fonctionnement, jouera un rôle central dans ce programme. Avec Gravelines et le Bugey, il fait partie des trois sites choisis pour accueillir les premières paires de réacteurs EPR2, un élément phare de la relance décidée suite au discours de Belfort en 2022.
Les EPR2 de Penly prévus pour être mis en service en 2038
Selon des sources de l'Élysée, les préparatifs ont débuté au printemps 2024, mobilisant environ 1 100 personnes sur place. À ce jour, l'avancement des travaux est conforme aux prévisions. Le premier coulage de béton, une étape emblématique pour le chantier, est prévu pour 2029, alors que la mise en service du premier réacteur est envisagée pour 2038.
Cette réunion permettra également d'évaluer les progrès du programme « aval du futur » piloté par Orano à La Hague, qui vise à renouveler les capacités de retraitement des déchets nucléaires. Ces installations jouent un rôle clé dans la quête de souveraineté sur l'ensemble de la chaîne nucléaire, du combustible à son recyclage.
Enfin, la question de la fermeture du cycle du combustible, qui cherche à optimiser le recyclage des matériaux nucléaires, sera également à l'ordre du jour. Le gouvernement prévoit également de discuter des projets de développement des petits réacteurs modulaires (SMR), intégrés dans la stratégie d'innovation industrielle.







