Les élections municipales à Oloron, initialement prometteuses, se sont transformées en un véritable champ de bataille. D'une part, nous retrouvons Marie-Lyse Bistué, première adjointe sortante, à la tête d'une liste rassemblant socialistes, communistes et écologistes, héritière de l'équipe de Bernard Uthurry. D'autre part, Clément Servat, conseiller départemental, représentant de l'ancien maire Daniel Lacrampe, et enfin, Hugo Couchinave, jeune leader des Républicains, soutenu dans son parcours par Hervé Lucbéreilh.
Des rivalités historiques ressurgissent
Ce trio de figures politiques, bien connu pour ses affrontements, semble rassembler non seulement des personnalités, mais également de vieilles rancœurs qui ressurgissent dans la campagne actuelle. L'ambiance, prometteuse au départ, a rapidement pris une tournure inattendue, dépassant les simples rivalités politiques et touchant à des méthodes controversées.
Les tensions montent
Les incidents ont commencé lorsqu'Hugo Couchinave a été semé par la préfecture pour avoir affiché une campagne contrevenant aux codes en vigueurs. Après avoir reçu le feu vert du tribunal administratif, il a réutilisé son affiche, ce qui a entraîné des graffitis sur sa permanence. Bien qu'il ait porté plainte, l'enquête n'a pas révélé de résultats concrets.
De la diffamation à la menace
La situation s'est envenimée avec la distribution d'un faux document imitant le style du Canard enchaîné et visant Clément Servat. Le candidat, soupçonnant des manigances orchestrées par ses adversaires, a également déposé plusieurs plaintes pour intimidation, soulignant le climat de violence qui s'est installé. « Ces méthodes sont inacceptables », s'est-il exclamé lors d'une récente conférence de presse. D'autres candidats ont également subi des intimidations similaires, augmentant les tensions dans cette campagne déjà explosive.
Appel à un débat serein
En dépit de cette atmosphère électrique, Marie-Lyse Bistué a appelé, après plusieurs incidents, à une campagne « respectueuse et sereine ». Mais ces appels semblent loin de la réalité de cette campagne, qui se transforme de plus en plus en un affrontement où les débats de fond sont relégués au second plan.







