À 24 heures du premier tour à Nice, des bulletins électoraux ont été endommagés par les intempéries. La municipalité promet une réimpression express pour éviter le report de l’élection.
À la veille du premier tour des élections municipales à Nice, un incident inédit vient troubler le processus électoral : de nombreux bulletins ont été rendus non exploitables en raison des fortes pluies qui ont frappé la ville, comme l’a rapporté Le Figaro.
Les bulletins concernés appartiennent à quatre candidats essentiels : le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), le député Éric Ciotti (UDR), Juliette Chesnel-Le Roux (candidate écologiste) et Cédric Villa (Reconquête). Les documents auraient été exposés aux intempéries dans des camions durant un violent orage. Le département des Alpes-Maritimes était sous vigilance jaune en raison des risques de pluie et d'inondations.
"Des bulletins ont été altérés à cause des fortes intempéries survenues lors de leur transport vers les bureaux de vote", a reconnu la municipalité dans un communiqué relayé par Le Figaro. "Tous les bulletins endommagés seront réimprimés d’ici ce soir et envoyés vers les bureaux de vote avant leur ouverture prévue demain à 8 h".
Faut-il douter de la sincérité du scrutin ?
Quatre imprimeurs ont été mobilisés pour pallier cette situation et garantir la tenue du scrutin, qui devrait donc avoir lieu comme prévu. L’ensemble des candidats a été informé par la direction des services de la ville. Un représentant de la justice, en charge du contrôle de l’élection, se rendra sur place pour évaluer le nombre de bulletins affectés.
L'incident a immédiatement été signalé au ministère de l’Intérieur. "C’est inédit dans une grande ville comme Nice", a confié un fonctionnaire de Beauvau à Le Figaro. Éric Ciotti, par l'intermédiaire d'une lettre au préfet des Alpes-Maritimes, a exprimé ses préoccupations concernant la transparence des résultats et a invité le représentant de l’État à reprendre le contrôle de l'organisation.
Cet évènement survient dans un contexte de campagne électorale déjà tendu entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, notamment après l'introduction dans l'affaire d'une tête de porc retrouvée chez le maire, ce qui soulève des interrogations sur des possibles manipulations.







