Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée, exprime son choc face aux tweets révélés par Mediapart, mettant en lumière des propos profondément racistes et antisémites concernant Quentin Deranque. Ce dernier, identifié comme militant d'extrême droite, a été honoré par une minute de silence à l'Assemblée après son décès survenu le 14 février, dans le cadre d'une altercation à Lyon.
Le jeudi 12 mars, Mediapart a publié plusieurs messages sur X, accusant Quentin Deranque de tenir des propos nocifs, évoquant notamment le néonazisme, l’homophobie et l’antisémitisme. Âgé de seulement 23 ans, Deranque est décédé suite à une altercation violente. À la suite de sa mort, une minute de silence a été observée au sein de l’Assemblée nationale, un geste qui soulève à présent des controverses.
Alors que ses proches dépeignaient un homme de foi, les révélations récentes par Mediapart mettent en exergue des idées radicales. À travers trois comptes privés, il a exprimé son soutien à Adolf Hitler et proféré des insultes contre Simone Veil, tout en s’illustrant par des propos racistes inacceptables.
Yaël Braun-Pivet “choquée” par ces propos
Suite à ces révélations, Yaël Braun-Pivet a déclaré être "profondément choquée". Toutefois, elle a précisé que rendre hommage à un individu, peu importe les circonstances, ne signifie pas approuver ses idées extrémistes, comme l’a rapporté Le Monde. L’hommage rendu à Deranque a été décidé à l’unanimité lors d’une conférence des présidents, dans un contexte empreint d’émotion.
Selon Le Parisien, l’avocat de la famille de Quentin Deranque, Me Fabien Rajon, a évoqué la nécessité de condamner ces propos inqualifiables, tout en soulignant que cela ne justifie pas le sort tragique réservé au militant. Il a indiqué que la famille souffre d’un acharnement médiatique, rendant leur processus de deuil encore plus complexe.







