En Haute-Vienne, Philippe Janicot, légalement poursuivi pour des crimes graves, a conclu son scrutin avec une victoire serrée de 51,6 % face à Amandine Coiraud. Pendant ce temps, dans un village de l'Orne, Edgar Moulin, également mis en examen pour des infractions sérieuses, a été reconduit en tant que maire, notamment parce qu'il était le seul à briguer le poste.
Les résultats des premières élections municipales, concentrés sur ces deux individus aux controverses pesantes, interrogent les électeurs sur leur capacité à passer outre de telles accusations. Janicot, maire sortant de Boisseuil, a été réélu avec un total de 885 voix, juste devant sa concurrente qui a enregistré 830 votes.
Le maire, mis en examen et incarcéré temporairement en décembre 2025, fait l'objet d'accusations de viols émanant de quatre femmes, comme l'indiquent des rapports d'Ouest-France et France 3. Suivant une décision judiciaire, il a été libéré sous contrôle judiciaire à la fin décembre, tout en restant assigné à résidence à Bordeaux.
Une élection controversée : 57 voix contre 49 bulletins nuls
Philippe Janicot avait la possibilité de rester actif au sein de son mandat municipal et de ses fonctions de vice-président de Limoges Métropole, bien qu'il fasse l'objet d'un contrôle judiciaire. L'avocat de Janicot, Me Emmanuel Raynal, a précisé à France 3 que son client conteste les accusations portées contre lui et envisage de faire appel de la décision de détention provisoire.
La situation s'est également aggravée au même moment dans l'Orne, où un autre maire, Edgar Moulin, a été réélu à Saint-Ellier-les-Bois, un village peu peuplé où il n’avait aucun concurrent. Mis en examen pour des infractions graves telles que le viol, le proxénétisme aggravé, et la possession d’images pédopornographiques, Moulin a été élu avec seulement 57 voix, mais devant plusieurs votes blancs et 49 votes nuls, comme le rapportent nos confrères de Ouest-France.
Moulin, qui a admis avoir eu recours à des services sexuels, nie cependant les autres accusations. Également, un journaliste de Ouest-France a rapporté des comportements hostiles lors du dépouillement, où des votes étaient accompagnés de dessins peu appropriés, illustrant une atmosphère indescriptible qui règne sur ces élections.







