Lors des municipales de mars 2026, un événement inattendu a secoué la commune de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe dans l'Orne : Philippe Bigot, en poste depuis 1995, a perdu son siège au profit de son frère Yves, avec une victoire marquée par un écart de seulement 17 voix sur 530 votants, selon Ouest-France.
Le 15 mars, le dépouillement a tenu en haleine les électeurs, et le suspense s'est terminé peu avant 19 h 30, lorsque Philippe Bigot, 62 ans, a pris la parole pour annoncer le résultat. Sur les 820 électeurs inscrits, la liste du maire sortant a obtenu 250 voix, tandis que la liste de son frère a recueilli 267 voix.
Une transition électorale significative
Avec ce résultat, la liste d'Yves Bigot s'assure une nette majorité au conseil municipal, obtenant douze sièges contre trois pour la liste de Philippe. Celui-ci a déclaré ne pas savoir s'il siégerait dans l'opposition, mais a prévu de rester actif après tant d'années à la tête de la commune : "La bête n'est pas morte. Je continuerai à être actif", a-t-il affirmé.
Un retour aux sources pour Yves Bigot
Yves Bigot, de son côté, n'est pas étranger à la politique locale, bien qu'il se présente pour la première fois. Après avoir quitté son village natal pendant 40 ans pour une carrière dans l'industrie automobile, il est revenu en 2020 à l'approche de sa retraite. "On ne peut pas avoir la prétention de refaire le village lorsqu'on l'a abandonné", avait affirmé Philippe Bigot en parlant de son frère, selon les propos rapportés par France 3 Normandie.
Yves Bigot a évoqué la nécessité de renouveler l'équipe municipale, arguant que "la fatigue de l’équipe en place peut être évidente après 20 ou 30 ans". Ce scrutin a ainsi mis en lumière non seulement des tensions au sein d'une même famille, mais aussi des aspirations de changement au sein de la petite commune de 1 000 habitants.







