Les Bleus ont réussi à conserver leur titre, et ce, in extremis samedi soir, grâce aux interventions salvatrices de Thomas Ramos et Louis Bielle-Barrey.
Dans le monde du sport, et plus particulièrement du rugby, la logique peut se révéler déroutante, comme l’a démontré cette 26ème édition du Tournoi des Six Nations. En effet, alors que beaucoup prédisaient un Grand Chelem aux Bleus, ceux-ci ont dû se contenter, pour la deuxième année consécutive, du titre. Ce n'est pas négligeable, surtout depuis que la compétition a été élargie en 2000 avec l'entrée de l'Italie. Le XV tricolore a triomphé, samedi, à l'issue d'un affrontement palpitant contre l'Angleterre au Stade de France. Ce match, le 120ème entre ces deux nations emblématiques, a été qualifié de « Crunch », un terme qui trouve tout son sens pour décrire l'intensité de cette rencontre. Le quotidien britannique The Telegraph a salué ce duel comme « l'un des matchs les plus fous et trépidants » de l'histoire des Six Nations.
Pas moins de 13 essais furent inscrits durant la rencontre (sept pour les Français et six pour les Anglais), mais c’est grâce à une pénalité décisive de Ramos dans les dernières secondes que les Bleus se sont imposés avec une marge infime de deux points (48-46). Cette action a fait vibrer le cœur des supporters, qui y ont vu un signe divin.
Coup de grâce
Le début du match a été totalement electrifiant. À la 7ème minute, Louis Bielle-Barrey, l'ailier aux cheveux roux, a ouvert le bal avec son premier essai, suivis de plusieurs chassés-croisés à la marque. À mi-temps, malgré un match haletant, les Anglais menaient 27-24. À trois minutes de la fin, ils semblaient se diriger vers une victoire improbable, mais c'était sans compter sur la résilience des Bleus, qui, dans un dernier acte héroïque, ont réussi à renverser la situation avec une pénalité pour l'emporter.
Cette 26ème édition restera dans les annales non seulement pour son imprévisibilité, mais aussi pour des résultats étonnants. L’Italie, pour la première fois, a réussi à battre l’Angleterre (23-18), tandis que l’Écosse, après sa victoire contre l’Irlande, a infligé une humiliante défaite aux Bleus (50-40), les privant ainsi d'une course au Grand Chelem. Comme l’a souligné Fabien Galthié, le sélectionneur français, « ce tournoi a été monstrueux, avec des scores fleuves ». En tout, 109 essais ont été marqués, mettant en lumière l'orientation offensive des équipes durant cette compétition.
Avec huit titres, dont deux consécutifs, la France est désormais la championne incontestée des Six Nations, devant l’Angleterre (7 titres), l’Irlande et le Pays de Galles (6 titres chacun), et l’Écosse ainsi que l’Italie qui n'ont jamais remporté le tournoi.







