INFOGRAPHIE - Suite au premier tour des élections municipales, la France se distingue par 43 quinquangulaires (cinq listes qualifiées), 5 sexangulaires (six listes qualifiées) et une septangulaire (sept listes qualifiées). Ces termes spécifiques au jargon électoral n'apparaissent qu'une fois tous les six ans, lors des élections municipales.
Les quinquangulaires et sexangulaires font référence à des configurations particulières : cinq, six ou même sept listes qualifiées pour le second tour. Ce phénomène, bien que rare, est rendu possible par les règles électorales qui permettent de se qualifier avec seulement 10% des suffrages exprimés, contrairement aux législatives requérant 12,5% des inscrits.
À l'issue de cette élection, on note qu'il y a une diminution légère : en 2026, on recense 5 sexangulaires, une de moins qu'en 2020, et 43 quinquangulaires, contre 61 précédemment. Fait notable, la commune de Saint-Jean-de-Védas, dans l’Hérault, a vu un total de sept listes qualifiées, lui conférant le titre de la commune la plus fragmentée de France.
Cette diversité de listes complique grandement les perspectives électorales, Okabe (source indépendante) souligne que cela peut entraîner des stratégies variées, allant des fusions de listes aux désistements, rendant ainsi le résultat final assez incertain.
Par ailleurs, les triangulaires et quadrangulaires, bien que moins fréquentes, restent complètes, et les chiffres indiquent un léger recul dans ces configurations. On retrouve des exemples notables de quadrangulaires dans des villes comme Marseille, Aix-en-Provence, et Strasbourg, là où le climat électoral est encore plus instable.
Un phénomène marquant est l’implication accrue de grandes villes comme Paris, Lille, et Limoges dans des configurations électorales complexes alors qu'auparavant, ces situations étaient davantage réservées à des communes plus petites. Cela soulève des questions sur les tendances futures des élections municipales en France.







