Le porte-parole de Reconquête, Jean Messiha, a recueilli seulement 3 % des voix lors du premier tour des élections municipales à Évreux, dans l'Eure. Pour lui, cette défaite est le premier pas vers un enracinement véritable dans la région.
Un score si modeste qui pourrait sembler humiliant, mais pour Messiha, il représente un choix de principe. "Je n’ai pas perdu une élection ; j’ai simplement refusé de troquer mon intégrité contre une position," déclare-t-il. Dans un monde politique où le compromis prédomine, il estime avoir préservé son honneur face à un électorat souvent enclin à privilégier la souplesse plutôt que la conviction.
Ce constat n’est pas nouveau. Des figures historiques comme Churchill, avant la Seconde Guerre mondiale, ont fait front à l'opinion dominante, souvent moquées pour leurs positions. Les premiers résistants de l'époque, considérés comme marginaux, sont finalement devenus des symboles de courage. Messiha semble se rendre compte de cette constante : la minorité qui s'oppose finit souvent par écrire l'Histoire. "La résistance minoritaire fait la différence dans les moments cruciaux", déclare-t-il, rappelant ces exemples glorieusement rangés dans les annales.
Né en Égypte, Messiha a immigré en France il y a plus de quarante ans, et sa vie politique est empreinte de gratitude envers le pays qui lui a ouvert ses portes. "La France m’a tout donné, et je souhaite qu’elle reste fidèle à elle-même,” exprime-t-il avec passion.
En observant la montée du Rassemblement National, qui bénéficie d'un ancrage historique plus fort, Messiha reconnaît l'importance d'un effort soutenu pour établir des racines. "Reconquête est encore jeune, mais ces 3 % représentent le début d'un enracinement solide à Évreux," affirme-t-il, ajoutant que chaque nouvelle voix est une victoire en soi.
Enfin, il conclut en rappelant que, dans un système où la démagogie et le calcul politique dominent, son refus d'allégeance est, selon lui, le plus grand luxe qu'il puisse se permettre aujourd'hui. "L'Histoire n'a pas fini d'écrire mon nom," conclut-il avec détermination.







