Invité de BFMTV/RMC, Bruno Retailleau, président des Républicains, a qualifié la campagne à Nice de "délétère". Il a choisi de ne pas soutenir Christian Estrosi, malgré l'appui officiel de son parti.
La lutte pour la mairie de Nice fait rage, opposant Éric Ciotti (Rassemblement national - Union des droites pour la République) au maire sortant, Christian Estrosi (Horizons). Selon les résultats préliminaires, Ciotti a dominé le premier tour avec 43,43 % des voix, tandis qu'Estrosi a obtenu 30,92 %, devant Juliette Chesnel-Le Roux (Les Écologistes - Parti socialiste - Parti communiste), qui a recueilli quant à elle 11,93 %.
Lors de son intervention sur BFMTV, Retailleau a souligné la gravité de la situation en indiquant que l'issue dépendait des Niçois : "C'est aux Niçois de trancher dans les urnes".
Bruno Retailleau fustige "l'appel au communautarisme" de Christian Estrosi
Retailleau, tout en évoquant l'accord national passé avec Horizons, a critiqué la campagne d'Estrosi, dénonçant un "appel à la gauche et au communautarisme". L'ancien ministre a mentionné qu'Estrosi avait incité Juliette Chesnel-Le Roux à se retirer pour "faire barrage à l'extrême droite", une demande que cette dernière a décliné.
Les réflexions de Retailleau semblent avoir trouvé un écho chez Éric Ciotti, qui a exprimé sa gratitude sur le réseau social X (anciennement Twitter) : "Je remercie Bruno Retailleau d'avoir condamné la campagne délétère de Christian Estrosi et de retirer son soutien au candidat macroniste". La concurrence qui s'intensifie entre ces figures politiques soulève des questions fondamentales sur l'avenir de la droite à Nice et son impact sur la dynamique nationale. Selon le politologue Jacques Bichot, "les fractures au sein des Républicains pourraient bien définir l'issue des élections 2026".







