Le retour inattendu du gel : de quoi s'inquiètent les arboriculteurs en Haute-Savoie

La chute brutale des températures met à mal les vergers de Haute-Savoie.
Le retour inattendu du gel : de quoi s'inquiètent les arboriculteurs en Haute-Savoie
À Copponex (Haute-Savoie) dans les vergers de Mathieu Tissot, plus de 200 braseros ont été installés au pied des poiriers. © Radio France - Richard

Le coup de froid annoncé à partir du 25 mars sur une grande partie des Alpes ne tisse pas que des flocons, il soulève aussi une vague d'inquiétude parmi les arboriculteurs de Haute-Savoie. Après avoir savouré un « faux printemps » dans les jours précédents, ces producteurs se retrouvent face à des températures dégringolant, creusant les craintes pour la saison à venir.

À Chevrier, Frédéric Raymond, arboriculteur de pommes bio, s'apprête à vivre des nuits agitées. "J'ai deux stations météo qui surveillent les températures dans le verger. Si le thermomètre descend à -1°C, une alarme retentit sur mon portable, et je me lève pour veiller sur mes cultures," explique-t-il. Bien qu'il ait pour l'instant choisi de ne pas activer ses équipements de lutte contre le gel, il dispose de deux tours à vent prêtes à fonctionner.

Braseros pour protéger les poiriers
Braseros en place dans les vergers de Mathieux Tissot à Copponex pour contrer les gelées. © Radio France - Richard Vivion

Dans les vergers de Mathieu Tissot à Copponex, l'urgence s'est traduite par la mise en place de braseros pour protéger les poiriers. "Nous allons en installer un tous les dix mètres, soit environ 200 par hectare. Ils fonctionnent avec du bois compacté ou des résidus de pommiers et poiriers. En cas de déclenchement des alarmes antigel, nous les allumerons pour tenter de réchauffer l'air en cas de gel," ajoute-t-il. Le retour du froid de mars s’avère préoccupant pour les arboriculteurs en raison du précédent « faux printemps ». Frédéric Raymond note : "Qu'il gèle fin mars n'a rien d'inhabituel, mais ce 'faux printemps' a dérouté la nature et conduit à une précocité des floraisons."

Des températures douces ont trompé la végétation, provoquant des floraisons hâtives, et un coup de gel pourrait avoir des répercussions désastreuses. "C'est une source de stress, car un gel pourrait annihiler notre production pour l'année," s'inquiète Mathieu Tissot, reconnaissant que les nuits à venir seront critiques. "Et nous ne sommes même pas encore en avril. Il faudra se battre jusqu'aux saints de glace vers la mi-mai,” conclut-il.

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