La crise actuelle liée à la guerre en Iran et au blocage du détroit d'Ormuz, qui transporte un tiers des engrais mondiaux, a provoqué une flambée des prix. Selon le rapport de l'Institut national des statistiques, les coûts des fertilisants ont atteint des sommets inquiétants.
Thierry Blandinières se veut néanmoins rassurant en affirmant que la France, qui s'approvisionne de plus en plus auprès de producteurs marocains et américains, pourrait éviter des ruptures majeures. Il souligne cependant une réalité inquiétante : "Nous devrons probablement faire des compromis sur les cultures nécessitant plus d'engrais", a-t-il ajouté.
Une telle situation pourrait induire une baisse des volumes chez certains produits, entraînant une hausse significative des prix. "Dans les six mois à venir, les déséquilibres entre l'offre et la demande devraient se creuser. Cela se traduira par des hausses de prix pour les consommateurs d'ici la fin de l'année", prévient-il.
Une hausse des prix dans les supermarchés en décembre ou janvier
Les prévisions laissent entrevoir une inflation sur les céréales, avec une possible récurrence des hausses atteignant 15 % comme observées lors de la crise ukrainienne. "Nous avons vu les prix des engrais grimper jusqu'à 800-1000 euros la tonne, alors qu'aujourd'hui, ils se stabilisent autour de 500 euros", a-t-il conclu, tout en nuance que tout dépend de la prolongation du conflit.
"Si le conflit au Moyen-Orient perdure, un scénario semblable à celui de 2022 est inévitable" - Thierry Blandinières
Pour plus d'informations : Les engrais, "sujet d'alerte numéro 1" selon l'OMC







