Dès le matin, l'effervescence était palpable sur le parking du pôle de proximité de St-Pierre-Église, où des cardiologues ont reçu un flux continu de patients. Faute de créneaux disponibles, près de 70 personnes ont eu l'opportunité de consulter des spécialistes de la santé, dans une région où ces derniers se font rares.
À 7h30, un patient attendait déjà pour une consultation gratuite. À 9h, lorsque les consultations ont été lancées, une file d'attente s'est formée, et dès le début de l'après-midi, il était impossible de réserver un créneau. Ce succès retentissant a mis en lumière le besoin urgent de dépistage des maladies cardiaques.
Dans un camion dédié, baptisé Diagnosticœur, deux médecins et une infirmière ont pratiqué des examens variés tels que des électrocardiogrammes et des mesures de pression artérielle. Mi-juin, l'initiative a suscité un réel engouement, relevant un problème de santé publique évident.
Il est possible d'agir sur les facteurs de risque
« Les maladies cardiaques peuvent survenir de manière fulgurante », explique le Dr Adrien Lemaître, cardiologue au CHU de Caen. Il insiste sur l'importance du dépistage, en mentionnant que « comprendre et agir sur les facteurs de risque, tels que le taux de cholestérol, est crucial ». Parmi les patients présents, Gisèle, une femme préoccupée par son essoufflement, a exprimé son inquiétude concernant la longue période sans consultation.
Les maladies cardio-neurovasculaires : deuxième cause de décès en France
Odette, 68 ans, venue pour un contrôle de routine, a découvert un problème de santé sous-jacent nécessitant une consultation à l'hôpital. Selon les rapports de santé publique, plus de 20 % des décès en France sont attribués aux maladies cardio-neurovasculaires, incluant les infarctus, les AVC et l'insuffisance cardiaque, en faisant la deuxième cause de mortalité dans le pays.
Les retours sur cette initiative ont été très positifs, et plusieurs experts soulignent l'importance de telles opérations pour sensibiliser la population. Les témoignages des participants témoignent également de l'urgence d'un meilleur accès aux soins cardiologiques, en particulier en milieu rural.







