Tout juste réélu à la mairie du Havre, Édouard Philippe commence à tracer les grandes lignes de sa candidature pour la présidentielle de 2027. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne souhaite néanmoins pas précipiter le lancement de sa campagne.
"Pas de meeting en avril." Bien décidé à éviter une campagne prématurée après les élections municipales, Édouard Philippe a répondu aux critiques évoquant son éventuel éloignement de ses fonctions municipales. Comme rapporté par ICI Normandie, il affirme que la campagne présidentielle ne doit pas commencer agora.
Assurant que cela ne commencera pas dès le mois d'avril, Philippe soutient que les citoyens ne désirent pas voir cette compétition se profiler à l'horizon. "Au bon moment, la campagne nationale viendra et j'aurai beaucoup de choses à partager à ce moment-là", a-t-il déclaré le 30 mars.
Une première feuille de route résolument tournée vers l'immigration
Dans un entretien avec Le Figaro, le fondateur et président du parti Horizons a détaillé les premiers axes de sa feuille de route pour l'élection de 2027, en mettant un accent particulier sur les questions d'immigration. Il propose une immigration qualifiée de "de travail" ainsi qu'une "normalisation" des relations avec l'Algérie, pointant que les deux nations ne devraient plus maintenir un lien privilégié.
Philippe évoque la complexité de l'expulsion d'individus concernés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), en particulier lorsque l'Algérie refuse de recevoir ses ressortissants. Selon une récente étude d'Odoxa-Mascaret, celui qui serait actuellement en position de l’emporter contre Jordan Bardella, n'exclut pas non plus une révision constitutionnelle pour modifier l'interprétation française de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.







