Hubert Debbasch : un passionné d’æonium lègue sa collection au Conservatoire de Brest

Découvrez le parcours exceptionnel d'un passionné qui sauve l’æonium des griffes du temps.
Hubert Debbasch : un passionné d’æonium lègue sa collection au Conservatoire de Brest
L'æonium de Lanzarote (Aeonium lancerottense) est l'une des pièces de la collection d'Hubert Debbasch à la ferme de Kerveat à Ploumoguer (Finistère).

Spécialiste de l’æonium, cette plante succulente aux formes variées, Hubert Debbasch a consacré sa vie à recueillir des graines aux quatre coins du monde. À 60 ans, il se confie : « Je ne viens pourtant pas du milieu de la culture horticole ou de la botanique ». Avec son feu époux, il a acquis une ferme à Ploumoguer (Finistère), où il a cultivé un véritable sanctuaire pour les plantes grasses, devenant ainsi un expert reconnu dans le domaine.

Hubert précise : « J'ai choisi de me concentrer sur l’æonium. Cette plante, qui préfère le climat océanique, est particulièrement bien adaptée aux jardins côtiers bretons. Malheureusement, on n'y voyait que quelques hybrides en culture, alors qu'il existe une richesse incroyable de variétés peu connues. »

Le réchauffement climatique, un enjeu de taille

Pour préserver ces merveilles botaniques, l’horticulture moderne doit faire face à un défi de taille. Ainsi, Hubert a passé près d'une décennie à explorer des lieux éloignés, de Madagascar aux montagnes du Maroc, afin de collecter les graines les plus rares. « Je suis allé dans tous les environs où pousse cette plante, » explique-t-il.

Ce véritable Indiana Jones de l'horticulture a réussi à rassembler une soixantaine d'espèces d’æonium, les cultivant dans sa ferme tout en les préservant sous forme de banque de graines. Ce patrimoine inestimable a récemment été légué au Conservatoire national botanique de Brest, une institution de renom dédiée à la préservation des espèces.

« Avec les changements climatiques, de nombreuses zones favorables à l’æonium souffrent de sécheresse accrue. À Djibouti, par exemple, une espèce a déjà disparu », pointer Hubert. Son legs représente une vitalité future pour les générations à venir. Ce don n’est pas seulement un acte symbolique ; il constitue la première et unique collection complète au monde d’æonium. L’étymologie grecque de ce nom, qui signifie « éternel », résonne comme un hommage à leur pérennité ainsi préservée.

Lire aussi

Rentrée scolaire 2024 : l'Eure face à une crise pédagogique inquiétante
L'Eure connaît une crise scolaire sans précédent avec la menace de fermeture de 66 classes. Syndicats et élus se mobilisent pour préserver l'éducation des enfants.
16h01
Hubert Debbasch : un passionné d’æonium lègue sa collection au Conservatoire de Brest
Hubert Debbasch offre sa précieuse collection d'æoniums au Conservatoire botanique de Brest, un acte crucial face aux menaces climatiques.
15h38
Élection présidentielle 2027 : les premiers éléments de la feuille de route d'Édouard Philippe
Édouard Philippe, réélu maire du Havre, présente ses premiers axes pour la présidentielle de 2027, notamment sur l'immigration.
15h16
Grève dans l'éducation : un mouvement de protestation massif s'intensifie
Une grève massive dans l'éducation nationale alerte sur la suppression de postes et la dégradation des conditions d'enseignement. Découvrez le mouvement mobilisateur des syndicats.
14h52
Un tiers des Bretons n'est pas originaire de la région
Découvrez comment un tiers des habitants de la Bretagne est né hors de la région et quels en sont les impacts sur la démographie locale.
14h20
Des associations en colère contre les rejets de PFAS de BASF dans la Seine
Des associations environnementales accusent BASF de pollution dans la Seine avec des PFAS. Une plainte au pénal a été déposée. Les enjeux environnementaux sont cruciaux.
13h58