Après une série d'actions comme le blocage du bac de La Bouille et un défilé en tracteur, les parents d'élèves de Berville-sur-Seine, en Seine-Maritime, ont organisé une nouvelle opération de sensibilisation. Ce mardi 7 avril 2026, ils ont distribué des tracts au rond-point de Maison brûlée, près de l'autoroute A13, attirant l'attention des automobilistes aux heures de pointe.
Un QR-code sur le tract vers la pétition en ligne
Cette mobilisation est centrée sur la fermeture d'une classe de l'école maternelle d'un village de seulement 300 habitants. L'administration de l'Éducation nationale a annoncé la rationalisation des effectifs, ce qui pourrait amener les classes à accueillir entre 27 et 28 enfants, menaçant ainsi une éducation de qualité. Zoé, l'une des mamans mobilisées, souligne : "Sur le tract, on a mis un QR code qui mène directement à la pétition en ligne".
Plus d'une semaine d'école morte
Les parents se sont organisés en équipes : une pour le terrain, une pour les réseaux sociaux et une autre pour communiquer avec les administrations. Mylène, une autre maman, s'exprime : "On touche à une cause qu'il faut défendre, que ce soit pour les enfants ou pour le personnel encadrant, en particulier pour ceux qui ont des besoins spécifiques". Citant des références à des situations d'enfants en situation de handicap, elle appelle à une plus grande considération des enjeux éducatifs.
Désaccord sur les chiffres
La position de l'Éducation nationale mentionne 48 enfants pour la rentrée prochaine. Toutefois, Mylène conteste ces chiffres, affirmant qu'ils sont déjà 51 inscrits, avec la possibilité d'atteindre 53. "L'année précédente, nous avons enregistré de nouvelles arrivées même en cours d'année", rappelle-t-elle. Elle insiste sur le fait que la qualité de l'éducation ne peut être réduite à des chiffres. Des résidences à proximité de l'école pourraient également amener d'autres enfants.
La mobilisation des parents d'élèves continue avec une prochaine action prévue le jeudi 9 avril devant la DSDEN, suivie d'une manifestation à la préfecture de Seine-Maritime, afin de défendre leurs droits et ceux de leurs enfants.







