Des heures de cours en moins et des enseignants déplacés dans d'autres établissements : tel est le tableau inquiétant dessiné par les professeurs du collège Emile Zola de Cherbourg-en-Cotentin, qui se sont rassemblés ce mardi 7 avril pour exprimer leur mécontentement face à la réduction des moyens alloués par l'inspection académique.
L'objectif de cette mobilisation est clair : dénoncer une situation qu'ils qualifient de "dé-zola-tion". Une quinzaine d'enseignants, en tête desquels se trouvait Jérôme Coupé, professeur d'EPS, a souligné les conséquences graves que cela pourrait avoir sur l'accompagnement des élèves. "Des professeurs chargés d'intervenir dans d'autres établissements, des projets éducatifs menacés, tout cela affecte l'atmosphère et le fonctionnement de notre collège", a-t-il déclaré.
Cette situation pourrait également entraîner une hausse des effectifs dans les classes de troisième. Stéphanie François, enseignante de français, a alerté sur les difficultés que cela pourrait engendrer : "Moins d'élèves par classe permettrait une meilleure individualisation du suivi, ce qui est essentiel pour la réussite de nos élèves". Elle a également noté l’absurdité de voir des enseignants détachés alors qu'ils étaient préparés pour interagir avec leurs propres élèves.
Face à ces préoccupations grandissantes, les enseignants ont décidé de demander une audience auprès de l'inspection académique pour faire entendre leur voix. Ils espèrent qu'une écoute attentive permettra d'inverser cette tendance qui menace non seulement leur établissement mais aussi l'avenir académique de leurs élèves.
En somme, cette mobilisation au collège Emile Zola ne constitue pas seulement un cri d'alarme, mais un véritable appel à la solidarité pour préserver la qualité de l'éducation dans la région.







