Malgré des accusations de liens avec l'extrême droite, le Canon français s'apprête à recevoir près de mille convives au centre événementiel de Bergerac, le 24 octobre, pour célébrer les 80 ans de l'appellation Pécharmant.
Ce banquet, véritable festin convivial, promet des plats locaux en abondance, avec pas moins d'un kilogramme de nourriture par personne, le tout accompagné de vins fournis par le syndicat des AOC de Pécharmant. En effet, pour 80 euros, les participants peuvent s'attendre à une soirée festive mêlant gastronomie et animations musicales.
Didier Roches, président de l'AOC Pécharmant, a exprimé son enthousiasme pour cet événement, le qualifiant de "clé en main" et a précisé avoir découvert le Canon français via les réseaux sociaux. Il a insisté sur la nature apolitique de l'événement, affirmant : « Le vin est apolitique. Nous voulons juste célébrer un moment festif. »
Des critiques persistantes
Cependant, cette organisation est scrutée de près, surtout après l'entrée de Pierre-Édouard Stélin, milliardaire connu pour ses liens avec l'extrême droite, au capital de la société. Bien que Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, ait insisté sur le fait que Stélin n'a pas de pouvoir décisionnel sur les événements, le soupçon persiste parmi ceux qui s'opposent à cette initiative.
Malgré cela, Frédéric Delmarès, président de l'agglomération bergeracoise, a déclaré que l'agglomération n'a pas d'influence pour interdire l'événement. Certes inquiet, il a ajouté qu'il ne serait pas présent au banquet.
Les critiques se sont intensifiées quand des comportements inappropriés, tels que des saluts nazis, ont été rapportés lors d'un précédent banquet à Caen, incitant le Canon français à condamner de tels agissements, assurant que toute personne adoptant un comportement déplacé serait bannie.
Malgré la tempête médiatique, les organisateurs restent déterminés à faire de cet événement une célébration mémorable, évoquant le meilleur de la gastronomie locale et de la convivialité. On peut se demander si, une fois le banquet terminé, le Canon français sera en mesure de dissiper les controverses et de se concentrer sur sa mission festive qui, selon eux, est exempt de toute connotation politique.







