Des tensions montent à Montélimar alors que le Comité des luttes montilien demande l'interdiction des banquets du Canon Français prévus les 8 et 9 mai, à la suite d'incidents racistes survenus lors d'un événement similaire à Caen. Le maire, Julien Cornillet, a répondu par une lettre ouverte, affirmant qu'il n'y a aucune base légale pour une telle interdiction.
Avec deux mille convives attendus, Julien Cornillet a souligné que l'événement est populaire et convivial, et qu'il n'existe rien pour justifier son interdiction. Il a déclaré : "Il n'y a pas eu d'arrêté préfectoral contre le Canon français, donc je ne vois aucune raison de l'interdire".
Les organisateurs ont rappelé qu'une charte signée par tous les participants stipule qu'aucune expression politique ne doit avoir lieu durant les banquets. Géraud de la Tour, co-fondateur du Canon français, a affirmé qu'il n'avait pas constaté les débordements auxquels se réfèrent les signataires de la lettre. "On ne peut pas être tenu responsable des propos tenus par des individus", a-t-il ajouté, tout en appelant à une réflexion plus large sur les rassemblements festifs.
Ludovic Sébille, membre du comité, a fait part de ses inquiétudes : "Des incidents comme les saluts nazis à Caen ne correspondent pas aux valeurs républicaines". Il a cité le nom de Pierre-Édouard Stérin, actionnaire du Canon français, pour souligner l'importance des valeurs qui devraient guider de tels événements.
Pour les participants, comme l'affirme Cornillet, le banquet n'est pas simplement une vitrine politique, mais une célébration qui s'inscrit dans une tradition de convivialité. "Si nous commençons à interdire les événements pour des comportements isolés, nous devons aussi interdire le foot et d'autres rassemblements festifs", conclut-il.







