La polémique enfle autour de Jean Messiha, figure emblématique de l’extrême droite française. En effet, une plainte a été déposée, l'accusant d'avoir encaissé les 42.000 euros d'une cagnotte créée pour soutenir les veuves des agents pénitentiaires tués lors de l'évasion de Mohamed Amra, révèle l'avocat d'une des proches des victimes.
Sandrine Le Hay Moello, ayant déposé plainte pour abus de confiance, a fait appel à Me Matthieu Chirez qui a confirmé cette information au Parisien.
Une cagnotte pour exprimer la solidarité des Français
Les tragiques événements du 14 mai 2024 ont vu la mort de deux agents pénitentiaires, Fabrice Moello et Arnaud Garcia, lors d'une attaque sur un fourgon. Ces agents, âgés de 52 et 34 ans, ont été tués par un commando armé visant à libérer Mohamed Amra, narcotrafiquant notoire. Ce drame a également impliqué trois autres agents blessés.
Dans ce contexte, Jean Messiha a lancé une collecte afin que « les Français puissent exprimer leur solidarité et leur reconnaissance envers ces héros ». Il avait promis que l'intégralité des fonds serait reversée aux familles des victimes, une promesse qui, deux ans après, reste lettre morte, poussant Sandrine Le Hay Moello à agir en justice.
« Je n’ai jamais encaissé de cette cagnotte » assure Messiha
Sur les réseaux sociaux, Messiha a exprimé sa surprise face à la plainte, expliquant qu'une erreur sur la plateforme GoFundMe a entraîné le versement des fonds sur son compte, bien qu’il n'en ait jamais bénéficié. « Toutes ces accusations sont infondées et diffamatoires », a-t-il affirmé, précisant que son avocat avait déjà porté plainte contre la plateforme pour cette situation. Il assure que les fonds seront intégralement reversés aux familles concernées.
Un homme politique controversé
Messiha, actuellement candidat aux élections municipales à Évreux sous l'étiquette du parti Reconquête ! d’Éric Zemmour, n'en est pas à sa première controverse. En 2024, il avait déjà été impliqué dans une cagnotte polémique visant à soutenir un policier mis en examen pour la mort du jeune Nahel. La famille de Nahel avait déposé une plainte pour escroquerie, dénonçant des manœuvres trompeuses de Messiha pour collecter des fonds. Cela avait conduit à une enquête qui a finalement été classée sans suite en juin 2024.







