Alors que l'Europe traverse une vague de chaleur intense causant des décès, il est essentiel de rester au frais. Mais pour certains, utiliser un ventilateur pourrait s'avérer dangereux, constate New Scientist, une revue scientifique de référence basée à Londres.

Beaucoup d'individus se tournent vers ces appareils, mais leur efficacité limite est souvent méconnue. Il existe un seuil de température au-delà duquel les ventilateurs cessent d'être utiles, voire deviennent contre-productifs.

Effet contraire d'un ventilateur

Selon l'UKHSA, l'agence de sécurité sanitaire britannique, l'utilisation des ventilateurs est préconisée pour éviter les maladies liées à la chaleur jusqu'à 35 °C. Au-delà de cette température, un seuil de 40 °C est adopté par l'Organisation mondiale de la santé.

En effet, quand la chaleur s'intensifie, l'efficacité des ventilateurs est mise en doute. Comme l'explique The Telegraph, “les ventilateurs peuvent simplement faire circuler l'air chaud de la pièce”, entraînant une augmentation du risque de déshydratation. Ainsi, ces appareils pourraient se révéler “contre-productifs”, et même “dangereux”.

En période de canicule, l'air autour des individus devient trop chaud pour permettre un refroidissement efficace. Les mécanismes naturels de régulation de la température corporelle, tels que la transpiration, sont aussi moins efficaces avec l'âge. Comme le souligne New Scientist, “lorsqu'un ventilateur souffle de l'air sur notre peau, cela ne nous rafraîchit pas forcément si l’atmosphère est trop sèche ou trop humide”.

Dans les climats trop secs, la sueur s'évapore trop rapidement, et, inversement, une humidité excessive empêche cette évaporation. L'interaction complexe entre chaleur, humidité et comportement de transpiration fait que l'utilisation d'un ventilateur peut rapidement perdre tout son sens dans certaines conditions climatiques.