Dimanche 28 juin, la France a enfin connu un léger rafraîchissement, avec des températures descendant en dessous de 30 °C. Météo France prévoit la fin des alertes rouges ce soir. Cependant, depuis le 17 juin et le début de cette canicule sans précédent, les autorités parlent de 1 000 décès supplémentaires et 122 000 interventions d'urgence. Le gouvernement prétend avoir « bien anticipé » la situation.
Pour la première fois depuis le début de cette vague de chaleur, les Français ont pu se réveiller avec un thermomètre en baisse. Cependant, après onze jours de canicule historique qui ont mis à rude épreuve les hôpitaux et les services de secours, le bilan humain commence à se dessiner, soulignant des craintes de surmortalité importantes. Santé publique France a rapporté ce dimanche que la canicule a provoqué environ 1 000 décès supplémentaires, avec une augmentation de 40 % des décès à domicile. Les régions les plus touchées incluent l'Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, et d'autres zones sous vigilance rouge.
Alors que la canicule affecte des personnes de tous âges, l'agence signale que 85 % des décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus. Ce phénomène de chaleur extrême, aggravé par les effets du changement climatique, est décrit par Météo France comme dépassant celui d’août 2003, tant en termes d’intensité que de durée, rappelant que cette dernière a causé environ 15 000 morts.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré sur BFMTV que bien que d'importantes différences existent, les défis de cette canicule demeurent préoccupants. Selon elle, « même si la canicule est comparable, la situation sanitaire doit rester sous contrôle ». Cette affirmation est cependant mise en opposition par plusieurs élus, dont le sénateur Ian Brossat, qui a signalé une saturation des hôpitaux et des services funéraires, entraînant des inquiétudes sur l’ampleur potentiellement dramatique de cette crise.
122 000 interventions des secours
En parallèle, les interventions des secours ont rapidement augmenté, atteignant une hausse de 20 % par rapport à l'année précédente, comme le souligne le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Il a fermement défendu l'idée que le gouvernement avait « bien anticipé » cette crise, arguant que « non, ce n’est pas un fiasco, nous étions préparés » face aux critiques de certains partis politiques.
De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a rappelé l’importance d’une préparation proactive et a critiqué ceux qu'il qualifie d'« inspecteurs de travaux finis », en défendant les efforts déployés pendant ses mandats. Cependant, ces explications sont perçues par certains comme insuffisantes. Marine Tondelier, responsable écologiste, accuse le gouvernement d’une impréparation totale, mettant en lumière les conséquences des choix politiques en matière d'inaction climatique.
Alors que la France enregistre encore des températures élevées, il reste à voir comment les systèmes de santé et d'urgence répondront à ces défis croissants. Les conséquences de cette canicule historique risquent de peser sur le pays pendant de nombreux mois à venir, alors que le réchauffement climatique continue de poser des défis sociétaux majeurs.







