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Ce lundi, près de 120 caravanes ont pris possession des terrains de football de Horgues, une situation qui ne fait qu'accroître les tensions au sein de la commune. Les élus, se sentant dépassés, invoquent leur droit de retrait jusqu'au départ des occupants, tandis que des événements locaux sont annulés.
Jean-Michel Ségnéré, le maire, témoigne de son impuissance face à cette situation. Depuis plusieurs semaines, de nombreux responsables locaux dans le département se retrouvent dans la même situation. "Cette scène m’est familière, un peu comme un mauvais film déjà vu il y a presque un an", déclare-t-il. En 2022, des gens du voyage avaient également investi ces terrains, avant d'en être chassés par les forces de l'ordre.
"Comme si 20 000 personnes arrivaient soudainement à Tarbes..."
Le maire a adressé une lettre au préfet des Hautes-Pyrénées pour exprimer son inquiétude et son mécontentement. "Un même courrier que celui envoyé il y a quatre ans", s'inquiète-t-il. Dans sa lettre, il évoque les efforts déployés pour sécuriser les installations municipales, comme l'installation de portails et de barrières. Ces mesures se sont révélées insuffisantes face à cet envahissement de 120 caravanes. "Je suis désabusé. La situation est chaotique, nous n’arrivons même pas à dialoguer avec eux. C’est comme si la population de Tarbes augmentait de 50 % du jour au lendemain", confie Jean-Michel Ségnéré.
"On ne répond à rien..."
Cette occupation a entraîné l'annulation de plusieurs événements traditionnels, tels que le feu de la Saint-Jean et la fête du club de football. "Face à cette situation et en l'absence de réactions significatives des services de l'État, nous, élus municipaux, sommes contraints de nous retirer jusqu'au départ des gens du voyage. C'est notre seule option pour maintenir une connexion avec nos concitoyens", ajoute le maire. En conséquence, la mairie restera fermée jusqu'à nouvel ordre, n’acceptant que les urgences liées à l'état civil.
Des directives ont été données aux agents municipaux : aucune intervention à proximité des caravanes et aucune communication avec les occupants. "Nous sommes dépeints comme des responsables violents par certaines associations comme le MRAP. Il est normal que nous désirions laisser les conflits à ceux qui sont prêts à les affronter", a souligné Jean-Michel Ségnéré. Il a aussi précisé que, sur un plan personnel, il continuera à chercher des solutions, mais quittera les discussions lorsque des paroles sans actions concrètes domineront.







