Une enquête menée par ViaVoice pour l’Ugict-CGT, publiée le mardi 7 juillet, montre que 77 % des professions intermédiaires – incluant agents de maîtrise, techniciens, infirmières et instituteurs – considèrent la qualité de vie et la rémunération comme leurs principales priorités professionnelles.
L'intérêt pour l'équilibre entre vie personnelle et travail s'impose de plus en plus. En effet, en 2026, 77 % des professionnels interrogés estiment que ce critère est essentiel, en hausse par rapport à 69 % en 2025. Ce sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de 1 000 individus du 12 au 26 mai.
Selon l'Insee, les professions intermédiaires représentent la majorité des emplois en France, touchant près de 25,8 % des effectifs. Parallèlement, 76 % des personnes de cette catégorie indiquent que le salaire est un enjeu majeur, un chiffre qui a considérablement grimpé depuis 56 % en 2018. Cependant, en tenant compte de l'inflation, le salaire moyen net dans ce secteur n'a augmenté que de 0,9 % depuis 1996. "Les professions intermédiaires, malgré leur importance, voient leurs rémunérations stagner", déplore l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) de la CGT.
L'intérêt et le sens du travail diminuent
Les participants à l'enquête font état d'un sentiment de dévalorisation, précisant que 50 % d'entre eux estiment que leurs compétences ne sont pas prises en compte dans les classifications professionnelles. De plus, 57 % affirment que ces grilles ne leur permettent pas d'obtenir la reconnaissance et la rémunération qu'ils méritent.
Une autre statistique préoccupante révèle que 40 % des répondants constatent une diminution de l'intérêt et du sens de leur travail, tandis que seulement 10 % pensent le contraire. Les opinions sur la charge de travail induite par les nouvelles technologies évoluent également : 43 % estiment que ces outils intensifient leur activité, un chiffre en baisse par rapport à 62 % en 2015.
Bien que le débordement des technologies sur la vie privée ait régressé, seulement 38 % des répondants le ressentent encore, contre 47 % il y a huit ans. Cependant, seuls 34 % des personnes interrogées estiment que ces outils leur apportent davantage de facilité dans leur travail, une chute significative par rapport à 47 % il y a dix ans.







