Le retour de Marine Le Pen à l'élection présidentielle remet en jeu les cartes de la politique française. Face à cette annonce, Édouard Philippe, ancien Premier ministre, se prépare à un affrontement dont il entend définir les règles. Pendant ce temps, Gabriel Attal s'efforce de soigner son image.
Lors d'un journal de 20 heures sur TF1, Marine Le Pen a fait part de sa candidature, mettant ainsi fin à de nombreuses spéculations sur son avenir politique. Elle sait que des commentateurs la croyaient sur le déclin. Pourtant, comme le relève Le Figaro, elle a su déjouer leurs pronostics.
Édouard Philippe a pris soin de suivre l'intervention de Le Pen sur France 2. Il a déclaré : "Elle a le droit d'être candidate", tout en soulignant que le Rassemblement national a souvent été le premier à critiquer les élus continuant leur carrière après des condamnations judiciaires. "Autre temps, autres mœurs", a-t-il insisté, soulignant que c'est à Le Pen de justifier son choix.
La stratégie du « dont acte »
Arnaud Péricard, porte-parole d'Horizons, a relativisé l'ampleur de la surprise créée par la candidature de Le Pen : "L'idée que cette décision d'appel n'allait pas complètement confirmer celle de première instance avait été envisagée. Les décisions de justice comportent parfois un aléa", a-t-il expliqué à Valeurs actuelles.
Selon lui, la position d'Horizons n'a jamais été d'empêcher Le Pen de se présenter. C'est sa quatrième candidature, ce qui soulève des questions sur le renouvellement en politique. "Chaque électeur se forggera son propre jugement", a-t-il conclu.







