Le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national a suscité une attention particulière, notamment suite à la condamnation de Marine Le Pen. Cependant, d'autres figures emblématiques du parti ont également été sanctionnées dans cette affaire en appel.
Le verdict est tombé. Le 7 juillet, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Marine Le Pen à trois ans de prison, dont une partie sous bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 100 000 euros. Sa période d'inéligibilité a été fixée à 45 mois, dont 30 avec sursis, la durée de son inéligibilité précédente étant désormais rétroactivement purgée.
Les autres membres du RN dans la ligne de mire de la justice
Marine Le Pen n'est pas la seule à avoir attiré les foudres de la justice. D'après RTL, le tribunal a jugé que tous les prévenus étaient coupables, en raison de l'implication de nombreux acteurs au cours des 11 dernières années. Les investigations ont révélé une organisation coupable de détournements, durant laquelle Jean-Marie et Marine Le Pen ont exercé une influence notable sur les eurodéputés et assistants parlementaires.
Louis Aliot a été condamné à un an de prison avec sursis et une amende de 5 000 euros, tout en bénéficiant d'une inéligibilité de deux ans, également en sursis, ce qui lui permet de rester maire de Perpignan. Il envisage d'ailleurs un pourvoi en cassation. Julien Odoul, mêlé à ce traitement de fonds publics, a écopé de huit mois de prison avec sursis et d'un an d'inéligibilité.
Des peines lourdes pour détournement de fonds publics
Cinq personnes ont été reconnues coupables de détournement de fonds publics. Bruno Gollnisch, député européen, a été sujet à la peine la plus sévère, avec trois ans de prison avec sursis et une amende de 25 000 euros. Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du Front National, a également reçu une sentence lourde, avec trois ans de sursis et une amende de 50 000 euros, le tribunal soulignant sa position centrale dans la mise en œuvre du schéma frauduleux.
Le Rassemblement national sous le poids des reproches
Nicolas Crochet, l'expert-comptable du RN, a été désigné coupable de complicité de détournement de fonds publics, se voyant imposer trois ans de prison avec sursis et une amende de 70 000 euros. Timothée Houssin, député, a également été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis pour recel de détournement de fonds publics. Parallèlement, le Rassemblement national a été condamné à une amende de deux millions d'euros, un million étant assorti d'un sursis.







