Le procès de Rima Hassan, eurodéputée LFI, initialement prévu le 7 juillet à Paris pour apologie du terrorisme, a été reporté à la demande de la défense. Ce renvoi suscite l'inquiétude parmi les parties civiles et le ministère public, désireux de voir cette affaire se résoudre rapidement.
Rima Hassan, militante engagée pour la Palestine et élue au Parlement européen, devra se présenter les 19 et 20 octobre prochains. La décision de renvoi a été interprétée par son avocat, Me Vincent Brengarth, comme une victoire significative face aux pressions exercées par les parties civiles, qu'il accuse de vouloir nuire à la défense de son cliente.
"C'est un désaveu pour les parties civiles, tentant d'introduire des arguments tardifs. Cela va contre les droits de la défense," a déclaré Me Brengarth à l'issue du procès.
Le cœur de l'accusation repose sur un tweet polémique de Rima Hassan mentionnant Kōzō Okamoto, l'un des responsables de l'attaque de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. Ce message, rapidement effacé, avait été signalé au parquet par le ministre de l'Intérieur, ainsi que par plusieurs organisations telles que l'Organisation juive européenne (OJE) et la Licra.
Les soutiens à Rima Hassan se sont mobilisés devant le tribunal, rassemblant des centaines de personnes, incluant des personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon et des élus LFI. Au cours de cet événement, Rima Hassan a dénoncé ce qu'elle perçoit comme une répression à l'encontre des défenseurs de la cause palestinienne.
Une tribune en son soutien, publiée dans L'Humanité et signée par plus de 200 personnalités, dont l'écrivaine Annie Ernaux et l'ex-ministre Christiane Taubira, a également vu le jour récemment. Rima Hassan a un parcours judiciaire difficile, avec plusieurs procédures la concernant, dont une comparaissant le 16 septembre pour des accusations similaires.
Me Brengarth a aussi critiqué des fuites de presse évoquant une présumée détention de drogues, lesquelles avaient été rejetées par l'enquête. Cette situation démontre la tension palpable autour de cette affaire, qui touche à des questions de liberté d'expression et de droit politique.







