La Coordination rurale, un des principaux syndicats agricoles, a annoncé son intention de faire entendre les doléances des agriculteurs à Paris, malgré les mesures restrictives imposées par le gouvernement. Lundi, lors d’un entretien avec le Premier ministre, le président de la Coordination rurale, a exprimé sa frustration face à des réponses jugées insuffisantes. Le climat de tension est palpable, notamment à cause d'une série de crises qui frappent le secteur agricole, depuis les effets de la dermatose nodulaire contagieuse touchant les bovins aux cours du blé défavorables et à la hausse des prix des engrais.
Une interdiction préfectorale des mouvements de tracteurs a été établie jusqu'à jeudi, dans le but d'éviter des blocages de la capitale. Cependant, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a souligné que l'organisation continuerait à faire entendre sa voix, affirmant que "ce n’est pas un arrêté qui va nous stopper". Les agriculteurs envisagent d'accéder à Paris par des chemins détournés, par les champs et les forêts. Ce contraste avec les promesses gouvernementales d'une intervention rapide pour répondre à leurs préoccupations amplifie leur colère.
Par ailleurs, d'autres organisations, comme la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, maintiennent également des actions locales, en particulier en vue de manifestations prévues au Parlement européen dans les jours à venir si l'accord avec le Mercosur est validé. Les récentes discussions au sujet de la politique agricole commune (PAC) européenne et la menace de concurrence internationale ajoutent à la frustration croissante au sein de la profession.
« On ne bouge pas tant que le gouvernement n’a pas répondu de façon concrète à nos demandes concernant la gestion de la dermatose et la situation avicole », a déclaré Laurence Chanove, de la Coordination rurale. Cette détermination s'annonce comme un prélude à un hiver de mobilisations qui pourrait culminer avec le Salon de l'agriculture.







