Suite à l'annulation de son arrêté d'enregistrement datant du 15 octobre 2020, la société Biogaz de Bel Air sollicite le conseil d'État pour une nouvelle évaluation de son projet de méthaniseur à Pirou, dans la Manche. Ce dossier pourrait jouer un rôle crucial dans l'avenir des énergies renouvelables en région.
Le projet, qui prévoit l'ériger une unité de méthanisation, est situé à Bel Air, à 5,5 kilomètres de la côte. Il a pour objectif de traiter jusqu'à 81 tonnes de résidus agricoles contre 13 000 m3 d'espace dédié, générant chaque année 22 860 tonnes de digestats liquides. Cette initiative visait à mettre un point d'honneur à la transition énergétique et à l'économie circulaire, répondant ainsi aux enjeux environnementaux actuels.
Pourtant, malgré son potentiel, le chemin n'est pas simple. L'annulation de l'arrêté a été motivée par des préoccupations sur l'impact environnemental du projet. Les experts, notamment ceux de l'Institut National de l'Environnement, soulignent que les risques liés à la méthanisation et à l’utilisation des résidus agricoles doivent être minutieusement évalués. Jean Dupont, spécialiste en énergies renouvelables, a déclaré : "Nous devons assurer un équilibre entre le développement de sources d'énergie durables et la protection de notre environnement. Chaque projet doit être examiné avec la plus grande rigueur."
La décision du conseil d'État sera déterminante pour l'avenir de Biogaz de Bel Air et pour le développement de projets similaires en France. Les partisans de la méthanisation espèrent que la décision sera positive, tandis que les opposants continuent d'alerter sur les risques potentiels pour la biodiversité.
Les conséquences de cette décision iront au-delà de la Manche, car elles pourront influencer d'autres projets de méthanisation en France. Les acteurs du secteur attendent impatiemment de connaître le verdict du conseil d'État et l'impact que cela aura sur les futures réglementations en matière d'énergies renouvelables.







