Ce mardi, le syndicat Force Ouvrière (FO) de l'éducation nationale monte au créneau devant le ministère de l'Éducation à Paris pour protester contre la réduction des moyens alloués aux établissements scolaires. Environ 24 départements, dont l'Orne, le Calvados, la Manche et l'Eure, se mobilisent, témoignant de l'ampleur de la crise touchant le système éducatif normand.
L'Inspection académique et le Rectorat ont souvent déclaré que les décisions se prenaient à Paris. C’est pourquoi le syndicat a choisi d'agir sur le terrain pour faire entendre sa voix. Dans le collimateur, la baisse drastique des moyens pour la rentrée prochaine. Jean-Rémy Haselvander, secrétaire de la fédération FO de l'Orne, s'alarme : “Nous comptons déjà onze fermetures de postes en collèges pour l'année prochaine, s'ajoutant aux formidables pertes des deux années antérieures. En tout, nous allons perdre l'équivalent d'un collège entier en trois ans. C'est intolérable.”
Les inquiétudes ne concernent pas uniquement les collèges. Les lycées pourraient également voir disparaître jusqu’à huit postes, tandis que les écoles se préparent à 17 fermetures. Ces réductions affectent les plus petits départements normands, comme l'Orne, qui, selon Haselvander, mérite autant d'attention que les plus grands.
La Normandie, troisième académie de France la plus touchée par la baisse des moyens
Laurent Baussier, secrétaire de FO dans le Calvados, partage l'inquiétude : “Nous sommes la troisième académie la plus affectée. Dans le Calvados, ce sont 29 postes supprimés en collège et jusqu'à 18 en lycée. Cette diminution est en totale contradiction avec la baisse des effectifs attendue.” Le syndicat appelle donc le ministère à annuler ces suppressions, soulignant que la baisse démographique pourrait représenter une opportunité pour améliorer les conditions d'enseignement, en réduisant le nombre d'élèves par classe.
La manifestation se déroule ce mardi entre 13 heures et 16 heures devant le ministère, et Force Ouvrière a réussi à obtenir un rendez-vous avec Edouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale. La mobilisation met en avant l'urgence d'une réponse favorable aux demandes des enseignants, pour préserver une éducation de qualité en Normandie.







