Le tribunal administratif a tranché en faveur de Rémi Gaillard concernant la contestation de sa profession de foi, initialement rejetée par la préfecture. Selon les juges, le visuel utilisé ne générait pas de confusion avec les couleurs du drapeau national, contrairement aux affirmations de la commission de propagande électorale.
« Je remercie la justice d'avoir mis fin aux manigances », a déclaré Rémi Gaillard dans une vidéo sur son compte Facebook. L'humoriste, qui brigue le poste de maire de Montpellier, a réussi à obtenir la distribution de sa profession de foi aux électeurs. Le tribunal administratif a annulé la décision de la commission de propagande qui avait refusé la mise sous pli de ses documents de campagne pour sa liste « Yes We Clown ».
Le juge a indiqué que l'iconographie choisie par Gaillard, représentant un personnage se faisant entarter par un clown, ne présentait pas de risque de confusion. Les couleurs utilisées dans le visuel — bleu, beige et rouge — étaient jugées suffisamment distincte pour ne pas faire penser à l'emblème national.
« Une illégalité grave et manifeste » de la part de la commission
Le tribunal n'a pas hésité à qualifier le refus de la commission de propagande d'« illégalité grave et manifeste » susceptible de fausser le processus électoral. Il ordonne donc que les circulaires de Gaillard soient expédiées à l'ensemble des électeurs de Montpellier.
Lors de l'audience, la préfecture de l’Hérault avait, elle, argué que le design pouvait bien prêter à confusion, faisant valoir les implications financières d'une distribution massive de 175 000 circulaires, laquelle pourrait coûter près de 200 000 euros et poser des difficultés logistiques.
En 2020, Rémi Gaillard avait frôlé l'accès au second tour, se comptant à environ 10 % d'intentions de vote selon un récent sondage Ifop/Midi Libre. Le scrutin se profile, et cette décision judiciaire pourrait bien avoir un impact décisif sur sa campagne.







